SUR LES M O N U M E N S. I 73
un ciel embrumé. On voit dans le lointain des vaisseauxbattus par íorage, qui semblent ne rien craindre davantageque le port auquel tendoient tous leurs vœux une heureauparavant, <A qui tâchent de gagner ía haute mer. On voities efforts qu’iís font pour s’éíoigner de la terre vers laquellela tempête les pousse ; la mer en furie vient fe briser fur lacote avec un bruit effrayant: des barques font portées avecviolence fur ía grève par les vagues courroucées, & despêcheurs, surpris par forage en gagnant ía terre, n’ont quàpeine le choix de la place où ils fe trouvent forcés desechouer au risque de s’y briser avec leurs frêles nacelles.
Le Monarque sensible, à qui ía vie du moindre de fessujets est précieuse, ému jufquau fond de famé des dangersque courent ceux que ía tempête a surpris, donne fes ordrespour qu’on porte des secours à tous ceux qui en font sus-ceptibles, & fait des vœux pour ceux qui ne font point àportée de jouir des effets de fa bienfaisance, de quelquenation qu’ils puistent être, ce sentiment embrassant en luifhumanité entière; & après avoir fait jouir la ville de Brest,pendant quelques jours, de íà présence auguste, il va visiterïe port de Y Orient d’où partent les expéditions pour leBengale, & dont les retours accumulent chaque année dansfes Etats, un mobilier précieux : il visite ensuite celui deRochefort, ainsi que cette ville autrefois le boulevard def hérésie, & dont f attachement à son Prince & à f Orthodoxie, 'a st bien depuis expié les erreurs.
Louis & les Princes fes frères, arrivent à la capitale dela Guyenne; ía magnificence de son port les frappe d éton-nement & d admiration; à peine le nombre des navires quiy abordent, laisse-1-iï distinguer f élément qui les porte.Les uns débarquent les productions des climats étrangers;
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AGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.