I S C O U R S
3. me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.
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présenter à son paíïage, il Fa vue éblouie de Féclat de iondiadème & de ía magnificence de son cortège, interdite,muette d un saint respect, prosternée à ses pieds, & n’osantqu a peine exprimer les transports que lui inspire la présenceauguste de son Maître & de son Père.
Voici donc Ffieureux instant arrivé où ce Monarquesensible, grave profondément dans son ame cette sentencevertueuse puisée dans la législation des Rois qui ont le plushonoré ïe Trône : Le premier devoir d!un Souverain ejì deprotéger tous ses sujets ; mais il doit une proteólion plusmarquée au citoyen cultivateur j qui le premier a droit auxfruits qu il fait naître , pour le Prince, pour fes arméesif pour t habitant des villes.
Louis, dans fa course, a considéré en Roi philosopheFhomme son semblable sous tous ses rapports, & calculé en
législateur ses besoins, fes facultés, ses forces & ses droits ;il veut en Père tendre verser sur tous fes sujets, qui fonttous ses enfans, & dans la proportion de leurs besoins, íessecours déposés dans ses mains royales. C est en parcourantfes provinces, & en portant fur tous les objets une égaieattention, qu’il s est mis en état de connoître les abus & íesremedes pour íes appliquer à propos.
Montpellier, Dijon , Reims, Valencienn.es , Rouen,
& que par ce moyen Ies travaux commencés pourront se suivre sans interruption;au lieu qu’il peut arriver que les ouvrages se dégradent à mesure qu’on iesfait, lorsqu on les ínterrompt avant qu’ils aient acquis la solidité & ía perfectiondont ils font susceptibles ; ce qui multiplie les travaux à f infini, & écrase àía longue íes habitans des campagnes.
C’est íe voeu de tous les bons citoyens & des âmes sensibles que ce systèmesoit adopté & suivi, & nous devons espérer que fous une administration austxíâge que lest celle d’aujourd’hui, nous le verrons s 'étendre à toutes les pro-vinces, après ì’expérience des heureux effets qu’il a produits, tant dans Iagénéralité de Caen que dans celle de Limoges.
Rennes