SUR LES M O N U M E N S. I 8 lRennes lui ont encore offert des monumens érigés à íagloire du Roi son aïeul, & ils sont d autant plus intéreffanspour lui, qu’ils prouvent l’amour & le respect des Françoispour leurs Souverains; sentiment dont le Monarque vientde faire la douce épreuve, Sc qu’il est sûr de trouver toujoursau même degré dans tous les cœurs françois.
Louis arrive enfin dans fa capitale, suivi du même cortège.II a voulu connoître son royaume dans un certain détail, <&autant que les besoins des Provinces & les affaires du Gou-vernement le lui ont pu permettre ; dédaignera-t-il cette villeíìiperbe qui en eff le plus bel ornement! íorsqiwl est alléchercher dans ses vastes Etats, les lumières qui doivent leguider dans le labyrinthe de l’administration, négíigera-t-il lefoyer dont elles partent ! Si telle est ía nature de l'homme,que les merveilles qui font le plus à fa portée, fontd’ordinaire celles qui lui font le plus indifférentes, & qu'ilse sait de cette proximité, une excuse à ía négligence; ilsait qu’un Roi n’a rien à négliger.
En rentrant dans Paris après avoir parcouru ses Etats,Louis s est convaincu, en revoyant cette immense & superbecapitale, qui lui offre ï’abrégé de toutes les merveilles, quenul Potentat, dans l’Europe, ne legale en puissance & enrichesses de tous les genres. Il a vu par-tout une populationnombreuse, une Nation douce, sensible, sociable, industrieuse, amie des arts, laborieuse, capable de tout Ioríqu onfait employer ses talens ; la beauté, ía fécondité du climat,fa température agréable, y donnent une abondance & unevariété infinies de productions : fi quelques-uns des avantages,dont la France jouit, lui font communs avec les autres Etatsde í’Europe, elle en a de particuliers qu elle ne partageavec aucun deux; ceux quelle ne rend pas ses tributaires
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3- me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne,.