3. me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne»
i p 8 Discours
Sc d un seul regard, calculer sur leur force ou leur soibíestè,géométriquement connues, ce qu’ií y a d’efforts à faire pourattaquer les unes Sc défendre les autres. C’est de ce mêmeensemble de bâtimens que sortent des monumens de la plusprécieuse espèce, Sc qui donneront aux siècles à venir, laplus haute idée du génie Sc de la gloire de la nation Françoise,les Médaiííes Sc íes chef-d œuvres de Typographie ssj.Le jeune Monarque ne veut rien perdre de tant de mer-veilles, & porte fur chacune d’eíles le regard de fintelligence,du goût d de la protection. S’il rentre dans le palais de sespères, que de magnificence en relève fauguste splendeuríTout ce qui peut contribuer à donner de la majesté de nosRois la plus haute idée, s y trouve réuni; grandeur dansf ensemble, magnificence & goût dans la décoration, intelli-gence dans la distribution : voilà les principaux traits quicaractérisent ce palais aussi vaste que superbe. Ce que í’Art
a ajouté aux beautés de la situation de son magnifique jardin,n’a fait qu’embelíir la Nature.
C est dans la solennité de la fête du plus saint de nosRois que Louis veut voir réunies les productions diversesdes Artistes de l’Ecole srançoise. II vient donc honorerde sa présence ce sanctuaire des Beaux - arts, échauffer legénie, encourager les talens. Un cercle d'Artistes, glorieuxde voir leur Maître applaudir à leurs efforts, senvironnent;Sc ce Prince s’applaudit lui-même de se trouver au milieudeux, & semble s’honorer d’avoir en ce moment les ArtsSc les Talens pour fa garde.
Arrivé au centre de ce vaste salon, le jeune Monarquevoit d’un coup-d’œil briller de toutes parts les productionsvariées des Artistes françois; il lui semble que les Poussin,(sJ La Monnoie des Médailles & l'Imprimerie Royale.