z.â Age
DU MONDE.
FRANCE
moderne.
204 Discours
& la mort; tandis que d autres, ìe désespoir dans íesyeux, les bras élevés, invoquent í’affiílance du Cieí pourdes enfans ct des amis infortunés qui ont disparu dansíes flots, ou qui disputent au trépas les restes dune vie,dont fa violence des ondes semble avoir brisé tousles ressorts.
Plus loin, fous des rochers escarpés qui soutiennent unesortereflè antique ct redoutable, on voit des pêcheurs tirantavec effort dans leurs barques, des filets remplis de milleespèces de poissons. D autres, plus éloignés, regagnent avecprécipitation la terre, à la vue dune voile ennemie qu’onaperçoit à peine dans le lointain, tandis que les premiers,fous la protection de la forteresse, continuent ^tranquillementleur pêche sc J.
Mais quelle est donc cette fabrique immense qui ofírele spectacle du triomphe le plus pompeux, ct donttous íes objets font tellement prononcés, qu'ils semblents’éíancer de la toile au devant du Monarque attentif à cespectacle ravissant; c’est lans doute la Reine des Cieux quiparcourt son vaste Empire : majestueusement aífise sur unchar étincelant de lumière, elle s’appuie fur la jeune Hébéqui la soudent légèrement dans ses bras ; Ies Amours, laprenant pour leur mère, voltigent autour d’elíe ; Ies uns sejouent dans les plis de la draperie brillante qui la pare;d autres, jetant fur son passage les fleurs les plus odori-férantes , parfument Fair quelle respire. L’Aurore achèvede rouler Ies sombres voiles de la nuit, & le père du jour,le brillant Phébus, commence à dorer le sommet des mon-tagnes, & à peindre de For le plus pur Fazur des Cieux.La jeune Iris, messagère des Dieux, traversant d’un vol
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