SUR LES M O N U M E N S. 20 pce précieux trésor <& Tunique de son genre, à son Académied"Architecture (f).
C’est- ïà qu’il voit ì’extrait de toute ïa.science des Anciensdans les modèles qu’on lui présente de ces restes précieux,dont les débris respirent encore la magnificence & ïagrandeur ; mais quand il ïes compare à ce péristiïe majestueuxqui forme ïa façade de son immense palais, & dont riendans î’Antiquité ne lui offre de modèle, il voit alors queles génies srançois ont été, comme ceux dAthènes & deRome, capables des conceptions les plus nobles & les plusgrandes, fi même, à certains égards, ils ne les ont surpassés.Le génie puissant & sublime de Immortel Buonarotti,semble avoir inspiré Perrault dans ïa composition du péristiïedu Louvre; aussi Louis en en considérant les dessins, enportant ses regards fur ceux de la partie de legliíe desInvalides qu’on appelle le Dôme, ïes modèles du premierordre du portail de Saint-Suïpice par Servandoni, ceux desbasiliques de Sainte-Geneviève & de la Magdeïeine à côtédes plus superbes monumens qui existent actuellement enEurope, il n’hésite point à prononcer que Michel-Ange& ses plus illustres successeurs n’ont presque eu sur lesArchitectes srançois que le mérite de Tantériorité.
Outre une infinité de modèles en relief, Louis voit toutecette illustre Ecole meublée de plans, dont Ies uns font degrandes idées jetées fur le papier pour la feule instructiondes Elèves, & dont Ies autres représentent les grandsmonumens d’architecture qui embellissent fa capitale. Maisle Monarque semble en remarquer un dont la magnificence& Tétendue le frappent, & s y arrête avec une sorte de
(f) Salle des Plans en relief aux galeries du Louvre. Voye^ cet articledes Observations.
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3- me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.