SUR LES M O N U M E N S. 2 I 3oui, il n’est que vous Je capables J aimer ainsi; vos maîtres; Dtémoignage échappé Je son ame Jans íe ravissement quelui inspire votre vénération pour vos Princes; témoignageenfin qui les honore autant que la Nation soumise à leurheureux Empire (hJ.
Mais les plaisirs ne font rien perJre au Monarque Je1 attention qu il doit aux affaires. S’ií se permet quelquesdistractions agréables, c’est qu’ii sent fa nécessité Je délasserpar intervalle 1 esprit, pour le renJre plus capable J’uneapplication soutenue. 8 étant aperçu que les intérêts parti-culiers, toujours en opposition avec 1 intérêt générai, ontporté le JésorJre & la confusion Jans les Jiverses partiesJe l’a Jminissration, & fur-tout Jans les finances qui enfont lame; il veut qu une économie bien entenJue répareles brèches faites par J es dissipations précédentes ; que lesrevenus Je l’Etat aillent dorénavant à leur véritable destination,fans s’en détourner comme par íe passé : il s’occupe ensuiteJu soin le plus important Je tous, celui Je redonner à laJustice son cours ordinaire, & une consistance nouvelle &plus assurée aux Tribunaux jusqu’alors avoués par la Nation,A qui ont toujours eu fa confiance.
Ce Monarque plein J équité & Je sagesse, nignorepas que la punition la plus méritée a ses limites; que desMagistrats qu un excès Je zèle, fans Joute, a pu faire sortirJes bornes Je la soumission qu’iís doivent toujours aux ordresJe leur Souverain, ont assez expié leurs torts, & que laNation n’a que trop long-temps ressenti Ie contre-coup Jela peine qui leur a été infligée. Le Prince consent Jonc àles rendre à leurs fonctions, à leur famille, à leurs affaires;mais il veut à l’avenir éclairer leur zèle, & lui prescrire Jes
3- me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE’
moderne.
(h) Académie royale de Musique.
H îl II