3. me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.
220 Discours, &c.
teís prodiges de sagesse & de justice ! & ces prodiges ion topérés par un Monarque qui compte à peine quatre lustres.Parcourez les fastes cìe votre histoire, & voyez dans tousles âges de ía monarchie, st aucun des Rois ses prédécesseurss’annonça à ses peuples dune manière qui fît mieux augurerde son gouvernement.
Que de Souverains ont long - temps occupé íe Trônefans jamais avoir rien fait qui les recommande à la postérité,qui toujours indifférente & froide fur le passé, juge avecune égaie impartialité les Princes & les peuples, & met feulele sceau à la véritable gloire, dont une baffe adulation acependant consacré les éloges fur le marbre Sl le bronze ;éloges démentis par les générations suivantes, & qui fontaujourd’hui leur opprobre! Que la flatterie soit donc pourjamais bannie des nôtres, Sc que la vérité feule s y montredans tout son éclat.
Partageons également notre amour A notre reconnoissanceentre le Monarque chéri, & fauguste Princesse dont latendresse & les charmes jettent des fleurs fur les peinesinséparables d’un Trône quelle embellit par fassembíage detoutes les vertus ; que bientôt fimage sacrée de LouiS-Auguste soit fixée par le temps même fur Yobélisque deVImmortalité, & que cent générations de sujets viennentà leur tour y lire avec attendrissement & graver dans leurcœur, comme une íeçon sublime, cette courte, mais énergiqueinscription, Régi Benefico, titre st bien mérité,puifqu’ii peint notre bonheur, dont ce Prince est lapremière source.
MONUMENT