SUR LES MONU MENS. 2 I poublier son rang pour se confondre parmi vous, prendrepart à vos fêtes, partager vos transports, ct recevoir indis-tinctement les hommages de toutes les classes de ses íîijets;que de voir ce jeune Monarque âpres la plus brillantecavalcade, déposer aux pieds des autels, 1 orgueil du rangsuprême pour le soulagement des pauvres malades ; que fatendre pitié pour les malheureux souffrans, qui lui faitsurmonter les révoltes de la Nature, afin de leur procurerla guérison !
Si par le plus ancien, le plus sacré des contrats, la Nationse trouve enfin engagée à ce Maître adoré par le seul droitde íà naistànce, ce Prince auguste veut encore quelle luisoit plus particulièrement unie par le lien des bienfaits. 11connoît trop les devoirs mutuels des Princes & des sujets,pour ignorer qu’it n’est point de contrat fans réciprocité ; &c’est dans l’auguste solennité, dont nous venons d’être lestémoins, que ce nouveau Salomon vient de contracterlibrement la plus sainte des obligations, celle cle faire lebonheur de fes peuples. C’est aux pieds de la Religion,son flambeau & son guide, qu’il en a pris rengagementsolennel ; c’est dans le Code sacré qu’il a lû en mêmetemps ses droits & íes devoirs, & qu’il s’en est pénétré pourles remplir dignement ; ct cette onction mystérieuse, gagedune protection spéciale de la Providence, semble dévouer- plus particulièrement notre jeune Souverain aux soins deson Etat, & lier plus étroitement les sujets à leur maître,en faisant à í’un & aux autres, de leurs obligations réci-proques, un devoir plus saint & plus rigoureux.
François, qui en fi peu de temps venez d’être les témoinsde ces étonnantes & heureuses révolutions, que ne ctevez-vous pas vous promettre d’un règne qui s’annonce par de
3. me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.