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laude vìrum Musa vetat mori; sur une troisième face & la principale, est:un éloge de ce Capitaine Grenville, en ces termes, Sororis sua filìo, ThoniœGrenvïlle, qui navis Pmseâus Regìœ, duc ente classent Britannicam Georgio AnJ'on,dum contra Gallô s sortìjfiniè pugnaret, dilaceratœ navis ingenti sragmine, sœmoregraviter percujso, perire, dixit moribundus, omríino satiiis esse quàm inertiœ reumín judicio fijli ; columnam hanc roflratam laudans & mœrens posuit Cobham,insigne virtutis, eheul rarìffinue exemplum habes ; ex quo dise as quìd vìrum Pmfcâurâmilitari ornatum deceat iy-qy-
Dans un emplacement assez vaste on aperçoit une fortereíïe antique, avecdes tours carrées, qui flanquent les angles, avec des crénaux, des meurtrières,en un mot, ayant tous les caractères des vieux châteaux forts de nos anciensgrands Feudataires; dans un autre espace est une pièce de ruines.
Enfin nous terminerons cette description par celle d’un monument érigéà la gloire du maître même de ce séjour enchanté; c’est une colonne cannelée,dans le genre de celle de ì’ancien hôtel de Soissons, si ce n est qu’elle estsurmontée d’une lanterne de pierre, sur la coupole de laquelle est la statuedu Seigneur de ce délicieux domaine; sur l’une des faces de la base octogone,qui porte cette colonne, au sommet de laquelle on monte par un escalier envis, on lit- cette Inscription, Ut L. Luculli summi viri virtutem quis ! at quàmmultì villarum magnificentìam imitati sunt; sur la face opposée est cette autre,Quatenus nobis denegatur dtù vivere ; relinquamus aì'tquìd, quo nos vixijje tejìemur.
Tous ces monumens & autres, dessinés par Seeley & gravés par Schmitk,ont été recueillis en un volume in - 8.° avec le plan géométral de chacund’eux, & ont été imprimés à Londres en 17 dp.
On voit que le Lord Cobham, au moyen de cette ingénieuse invention,est aflurément bien heureux de pouvoir, quand bon lui semble, parcourir enpantoufles & en robe de chambre son superbe manoir, faire, pour ainsi dire,îe tour du globe chaque jour & le voir en abrégé, sans pour cela perdre devue son Thé, íà Pipe, son Roojbìs, ni f Evenìng-Posle; mais les embellissemensde íà terre paroîtront toujours un bon emploi des loisirs d’un Sage.
Un jeune Prince, fait pour les plus grandes choies, vient, parmi nous, d’occuperles siens dans un établissement du même genre, aux portes de Paris; l’Antique& le Gothique s’y montrent par-tout, singulièrement ce dernier genre y esttraité avec une vérité étonnante.
Nous espérons que ce Prince, qui, à í’exemple de son Bisaïeul, cultiveavec succès toutes les Sciences, qui aime les Arts, protège les Artistes, netrouvera pourtant pas mauvais qu’un Amateur & même l’un des plus sincèresadmirateurs de ses hautes qualités, lui fasse une petite observation sur cegothique manoir digne d’un ancien Preux, du règne de Charles VII, qui íêmbleavoir été magiquement transporté de la Beauce au jardin de Monceaux.
Cet Amateur prend donc la liberté d’observer que cet antique & nobleFief, que surmonte le lierre, a un peu trop l’air d’un bien depuis long-temps