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Tome second.
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GIRGENTI .

Lf. ciel, comme pour se jouer démon impatience,séclaircit tout à coup ; et, après mavoir cacliéce que lhomme a fait de plus beau, semble prendreplaisir à me montrer son plus maussade ouvrage :jentre , à linstant, dans la moderne Agrigeute.

Une rue, moitié moins longue et moins large, maisplus triste, plus sombre et plus sale, que la rueSaint-Jacques , à Paris ; telle est la F^ïa Réggia , laprincipale rue, pour ne pas dire la rue unique,qui traverse la ville de Girgênti .

Cette ville se présente à mes yeux , telle quellese présenta à ceux de Brydone, environ un demi-siècle plus tôt. Je conviens, avec lui (x) , quaprèsavoir porté ses regards sur les ruines de lancienneville et sur sa forêt de temples ; après avoir vumême , à une certaine distance , la ville modernequi, sélevant graduellement sur la pente de lamontagne , offre aussi un coup dœil très-pittores-que-, je conviens, dis-je, quen entrant dans celle-ci,on reconnaît que lintérieur est fort loin de répon-dre à lidée quon sen est formée. Je ferai donc pourle lecteur, ce que jai fait, ici, pour moi-mème.Je lui épargnerai une foule de détails insipides;

(i) Brydone. Loc. cA.jLett. 17

ri. ,5