DE LA MODERNE AGRIGEME.
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je n’en saurais dire autant, de celle des médaillespuniques et gréco-sicules : les premières sont enor -, les secondes , en argent -, mais on remarque icibien des vides. Le plus bel ornement de cette bi-bliothèque est, sans aucune espèce de doute, lesdeux patères en or, assez récemment trouvéesaux environs de cette ville, dans un tombeau, quidut appartenir à quelque prêtre de Cérès, sinonmême du bœuf Apis? Ces deux superbes piècesfurent d’abord acquises par l’évêque de Girgenti ,Laurent Gioéni, parent du célèbre chevalierGioëni, de Catane , dont j’ai précédemment faitconnaître la précieuse collection (t). Ces patères ,qui étaient au nombre de quatre , sont de la lar-geur d’une soucoupe ordinaire; l’une est entière-ment unie ; l’autre est travaillée en bosse, et pré-sente cinq ligures de bœufs; on ignore ce que sontdevenues les deux autres. Je passe à la cathédrale,ou plutôt à ses monumens.
Cathédrale de Girgêsti.
Trois anciens sarcophages , dont deux d’un tra-vail fort médiocre, et un de la plus grande beauté,sont ici ce qu'il y a de remarquable ; à moins qu’onneveuille regarder comme tel, l’écho de l’intérieurde l’église ; écho, qui, par parenthèse, paraît avoirfrappé Brydone, beaucoup plus que les monumensen question.
A la droite de la porte principale, dans l’inté—
(i) Voj. ci-dessus , Tom. I , pag. 344 et suiv.