DE LA MODERNE AGRIGENTE . 233quatrième, la mort de ce même Hippolyte, victimede l’aveuglement de son père.
Les détails que Brydone a donnés sur ce chef-d’œuvre, sont extrêmement inexacts ; et se ressen-tent un peu trop de sa légèreté ordinaire. 11 con-fond mal à propos l’ordre des différens tableaux ;et, plus mal à propos encore, prétend que les fem-mes qui figurent dans le second , [qui, chez lui,devient le quatrième], fondent toutes eu larmes(i);or, comme on vient de le voir, à l’exception desdeux ligures principales, ces femmes, au contraire,pincent toutes de la lyre 1
Quant à l’exécution même, il serait difficile derien voir de plus beau , de plus pur et de plushardi , que le premier des trois bas-reliefs. Le se-cond et le troisième semblent un peu moins beaux,ou, du moins, le relief des figures est moins pronon-cé que dans l’autre ; le quatrième ne paraît êtrequ’à demi sorti du ciseau de l’artiste ; et je nedoute pas qu’il n’ait jamais été entièrement achevé.
Borch se récrie fort sur le nom de baptis-tère , communément donné à ce beau monument jce n’est pas là , selon moi, le juste motif de lasurprise: car si, comme le fait le démontre , leschanoines de la cathédrale deGirgenti, puisentl’eau régénératrice, dans l’ancien tombeau d’unpaïen ; il me semble que le nom en question ,
( 1 ) Brydone. Loc. cit. Lett. XIX.