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Tome second.
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2 38 ANCIENNE ÀGRfGENTE.

lItalie et de la Grèce , une foule de nouveaux habi-tans , qui, dabord attirés par lappàt des échanges,sy rendaient comme à un marché général ; et qui ,séduits ensuite par la beauté et la richesse du site ,renonçaient volontairement à leur propre pays ,pour se fixer au milieu de ses nouveaux murs. Telfut enfin laccroissement de Cette population, quaurapport de Diogène Laërce (r) , la cité aux cinqvilles [ car Agrigente en avait une de plus que Sy-racuse même] navait pas moins de trois lieues unquart de circuit, et de huit cent mille habitons.Une population si immense ne pouvant être ren-fermée dans la ville même , celle-ci sagrandit suc-cessivement dun nombre infini de faubourgs, queles anciens connurent sous le nom de Port des Agri-gentins , Emporium Agrigentinorum ( 2 ) , et quisétendaient en effet, jusquau bord de la mer dA-frique , dont la ville nétait quà un peu plus dunelieue et demie (3).

Empédocle , Platon , Elien , Diodoreet Athénéeont suffisamment parlé du luxe et de la magnifi-cence des anciens habitans dAgrigente , commeaussi de leur goût pour la bonne chère et le vin.F.lien attribua faussement à Platon le mot de cemême Empédocle , qui , lui-même citoyen dAgri-gente , pouvait bien en être cru sur parole , lors-

( 1 ) De Vit. Philos.

( 2 ) Cluver. Sic. Ant.

(3) Fazzêllo. Loc. cil. Dec. I, lib. 6, cap. 1 .