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l’Italie et de la Grèce , une foule de nouveaux habi-tans , qui, d’abord attirés par l’appàt des échanges,s’y rendaient comme à un marché général ; et qui ,séduits ensuite par la beauté et la richesse du site ,renonçaient volontairement à leur propre pays ,pour se fixer au milieu de ses nouveaux murs. Telfut enfin l’accroissement de Cette population, qu’aurapport de Diogène Laërce (r) , la cité aux cinqvilles [ car Agrigente en avait une de plus que Sy-racuse même] n’avait pas moins de trois lieues unquart de circuit, et de huit cent mille habitons.Une population si immense ne pouvant être ren-fermée dans la ville même , celle-ci s’agrandit suc-cessivement d’un nombre infini de faubourgs, queles anciens connurent sous le nom de Port des Agri-gentins , Emporium Agrigentinorum ( 2 ) , et quis’étendaient en effet, jusqu’au bord de la mer d’A-frique , dont la ville n’était qu’à un peu plus d’unelieue et demie (3).
Empédocle , Platon , Elien , Diodoreet Athénéeont suffisamment parlé du luxe et de la magnifi-cence des anciens habitans d’Agrigente , commeaussi de leur goût pour la bonne chère et le vin.F.lien attribua faussement à Platon le mot de cemême Empédocle , qui , lui-même citoyen d’Agri-gente , pouvait bien en être cru sur parole , lors-
( 1 ) De Vit. Philos.
( 2 ) Cluver. Sic. Ant.
(3) Fazzêllo. Loc. cil. Dec. I, lib. 6, cap. 1 .