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Tome second.
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3 o/ f VOYAGE D’AGRIGENTE

celles-ci ne sont pas des ouvertures pures et sim-ples , sans profondeur et sans ramifications , maisbien effectivement, autant de passages étroits, qui,en communiquant l’un avec l’autre, forment au-tant d’issues intérieures , dans cette inexplicablelabyrinthe , qui peut être regardé comme une villedoublement souterraine. Si les pierres, retirées decette prétendue carrière, avaient pu compenser destravaux si immenses, pourquoi aurait-on augmen-té les difficultés et les frais, en creusant au loin cesroutes souterraines, et en laissant intactes les par-ties même dont l’exploitation plus facile, les eutdiminué de beaucoup ?

Dans plusieurs parties de son histoire, et notam-ment dans ce qu’il dit sur la ville de Palàzzolo (i) ,Fazzèllo, sur la foi des auteurs les plus respectables, aparlé d’un assez grand nombre de cavernes et degrottes souterraines, dans lesquelles ont été trouvésdes cadavres gigantesques, qui ne peuvent avoir étéque ceux des premiers habitans du pays, je veuxdire, les Sycans, connus sous les noms plusfabuleuxqu’historiques, de Cyclopes et de Lestrigons ; peu-ples , sur la taille extraordinaire desquels, les au-teurs sacrés et profanes, se sont réciproquementaccordés. L’historien en question fut témoin ocu-laire (2) de la découverte de plusieurs de ces mê-

(1) Fazzèllo. De Reà. Sic. Dec. I. Lib. 10, cap. 2.

(2) Id., Ibid., lib. 1, cap. 6 . Quoique remplid’idées superstitieuses , cet ouvrage u’en est pas moins