r>u Régné mi;néral. 17
St discute avec clarté cette que:stion : L'eau la pluspure contient-elle de la terre? 6* cette eau peut-elleêtre changée en terre ? M. Lavoisier cónclud queseau distillée seulement une f<ois ou deux , à unechaleur douce & lente, est presque absolumentpure ; qu’elle ne change point de nature par la dis-tillation , St n’accjuiert aucune nouvelle propriétépar des distillations réitérées, St que la terre queles chimistes ont imaginé retir er de l’eau, n’étoitque des débris de l’alambic dont on s’étoit servi jot rapprochés par l’évaporation.
Les eaux simples se divisent, selon les genres Scespeces suivantes, en aériennes Sc en terrestres.
GENRE I.
I. Eaux de i’Áir.
f Aqucc communes , a'éreœ. Aquce aerècc.Wall. ]
On nommé ainsi toutes les eatix qui tombent duciel, soit fluides, comme la pluie, soit concrètes ,comme la neige St la grêle. L’eau de l’air est laplus douce, la plus limpide, St ordinairement laplus pure de toutes les eaux ; quand elle est mêléeavec l’eau terrestre , elle paraît souvent un peutrouble St blanchâtre ; elle s’échauffe facilement aufeu , St se refroidit très-promptement ; elle dissoutbien le savon St en peu de teins, St est la meil-leure de toutes pour tenir suspendues les Moléculesdes terres employées dans nos manufactures : ellen’est pas si propre à appaiser la soif des hommesSt des animaux , que celle des rivières ; mais ellea la propriété de contribuer singulièrement à l’ac-Tome /. B