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Tome premier.
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h'jG Nouvelle ExpositionSouvent les fibres de l’amyante font détachées^quelquefois aussi elles font enfermées dans du crysstal de roclie, dans du quartz, dans du spath, Scautres corps pierreux, (Sc même dans quelquessubstances métalliques, ) souvent entre deux quar-tiers d’une pierre grisâtre très-compacte.

Quoique l’on dise ici que les fibres de l’amyantesoient dures, il n’en est pas moins vrai que les es-peces différentes de cette substance sont les plusmolles, les plus légères Sc les plus flexibles detoutes les pierres, puifqu’elles nagent à la surfacede l’eau, Sc qu’on peut les filer Sc en faire de latoile. Elles n’ont point d’odeur ni de saveur : étantpures, elles résistent à faction d’un feu ordinaire,qui ne leur fait éprouver d’autre changement à l’ex*térieur, sinon de les rendre plus blanches, un peuplus dures, plus aigres ou cassantes (a).

(a) Wallerius, olserv. , , p. 164, rapporte qu’on blanchit auffìla toile d’amyante, en la jetant dans le leu. Cette toile étoitplus en usage parmi les anciens qu’aujourd’hui. Les Braminesou prêtres Indiens, suivant le rapport d'Hicroclcs, s’enlailòientdes habits. C’est un vêtement de cette eípece que Jésus - Christdit qu’avoit le mauvais Riche, ( en saint Luc, chap. 16 , f. t, ,©d cette toile est appelée Byjfus minéral ) On lit ailleuts que IVmyante a été connue chez les grands de la plus haute antiquité.Ils avoient l’art de la filer & d’en ourdir des toiles incombulli-bles, qui, entr’autres usages, (èrvoient à envelopper les corpsmorts qu’on vouloit brûler, pour en retenir les cendres pures.L’amyante étoit appelée dans ces premiers temps le Un des funé-railles , on l’appeloit austì amyante.

Pour (è donner une idée de l’ulage dont cette toile étoit dansles funérailles Romaines, il faut (e t appeler que dans chaquefamille on faisoit embaumer le parent qui venoit à mourir. Lamyrrhe, l’aioês, le lantai £c le bitume de Judée, étoient la baiede l’embaumemem : les attires aromates n’étoient ,chez eux,quedes accefloires. Le corps étant parfumé & embaumé, on l’en-veloppoit dans une toile d’amyante, tantôt simple, tantôt double;oh portoit ensuite ce corps lur le bûcher : c’étoit-ìà le premierdevoir de religion des plus proches.

Tout ce qui pourroit tenir aujourd’hui, chez nous & chez lesEgyptiens même, de la superstition, étoit, dans ce temps-U,

L’amyante