du Régne minéral. 477ïols áe tout crystallifé, tel que nous le voyons or-títnairemenf: : il a un goût frais & amer ; il purgefort doucement (a ), on l’appelle quelquefois selanonyme.
(a) Quelques-uns regardent le sel d’Epsom comme un sel deGlauber, à cause de la conformité de leurs crystaux, qui font eutolonncs tétraèdres, d’un goût frais, salé & amer, diflolublesdans une même quantité d’eau, se fondant facilement dans lefeu ; mais ils diffèrent par leur base, celle du véritable sel d’Epsométant calcaire, & celle du sel dé Glauber étant alcaline, & lamême que celle du sel marin. Voyez le Mémoire fur la Magnésie,de M. Blacb, dans les Essais littéraires &• phyfijues de la Société royaleú’Edimbourg , Tome I. Lifter paroît être le premier qui ait deentle sel neutre d’Anglercrre, dont on vient de parler. Voyez Lister.tic Fontib medic. Anglix, p. 8 ; F M d. Ho if M 4 s , Opéra philos,chem. T. II, p. ;c>. C’est pour Cela qu’on lui avoit donne tantde noms différens.
Les Anglois ont introduit dans la médecine , au commence-ment de ce siécle , le sel d’Eplom. On a cru pendant long-temsque ce sel étoit uniquement tiré par évaporation de l’eau de la fon-taine dont il porte le nom ; mais M. Boulduc , premier apothi-caire du Roi, qui a fait des recherches fur ce sel, lut informé parle docteur Mendez, médecin du roi d’Angleterre, que ce sel ducommerce esc séparé d’un sel marin foíTile, &. qu’on le préparedans deux salines. D’après cette indication, M. Boulduc exa-mina ses matériaux de plusieurs salines de France, & parvint àtirer du schlot un sel semblable au sel d’Epsom des Anglois. Cettedécouverte se conduite à reconnoître que le sel d’Epsom qu’ilavoit préparé , étoit absolument de la naème nature que se sel deGlauber. Voyez ses Mémoires de l'Académie , ann. 1718 & 17; 1,
Tout 1 e sel qne l’on nous envoie quelquefois d’Angleterre, pluscommunément de Lorraine, sous 1 e nom de sel d’Epsom, n’estdonc pas naturel ; c’est un sel artificiel, qu’on prépare à P01 1 -mouth, & à Motitmoroten Franche Comté, de la maniéré sui-vante. F.n Angleterre, on se sert de l’eau-mere épaisse, c’est-à-dire de la dissolution du sel qui ne se cryltallise plus , qui resteaprès le raffinage du sel commun d’Espagne & de Portugal : onmêle jusqu’au point de saturation, à cette eau mere qui est cal-caire alcaline , du résidu de la distillation du vitriol, appelé col-cothar ; ensuite on procede aux dissolutions, aux filtrerions, auxévaporations & aux cristallisations, en la maniéré usitée dans laFdalotéchnie. On choisit les plus beaux crystaux de la premierscrystallisation , & on nous l’envoie sous le nom impropre de [dde Glauber j de même qu’on en tait de ceux de la seconde crys.tallisation, qui sont plus petits , & qu’on nous envoie sous tenom de sel d’Epsom , ou natron d’Angleterre. C’est ce sel que l’ondistribue chez ses Droguistes & ses Apotlucaires, pour l’ulàgs