478 Nouvelle Exposition
2. Le sel de Sedlitz, ou de Seïdtchuts, ou d<îBohême. [ Sal Sedli^ense, vd Seidschu^ense, Neu~trum acidulare Sedlíçense , Wall. ]
médicinal, & qui nous parvient aussi de tons les endroits ot}l’on travaille au sel commun, & qui sont en même tems voisinsdes atteliers des vitriols.
En Fiance, on fabrique différemment ces sels. M. Baume ditdans fa Chymie , Tome 111 , p. 561 , qu’on proccde de la maniérésuivante dans la saline de Montmorot, en Franche - Comté :» On arrange dans le fond d'un grand cuvier de la paille & dn95 (arment : on met par-dessins environ trois milliers de (chiot : on» ajoute de l’eau froide; elle diiïout d’abord le sel matin qui est» resté uni au (chiot : on sait couler cette eau par une gou-sj lotte qu’on a pratiquée au fond d’un cuvier, comme loríqu’on33 coule la lessive. On continue de pafler de l’eau froide à plu*« sieurs reprises fur le (chiot, pour emporter tout le sel marins» qu’il peut contenir. L’eau qu'on en sépare est rejetée comme» inutile du travail du sel d’Epíòm : elle est employée à sonnetsa une matière saline , à laquelle on a donné mal à propos le» nom de potasse , & dont on fait usage dans les verreries.
» Lorsque le (chiot est débarrasté du sel marin, on le lessive3» de nouveau avec de l’eau chaude, & on ajoute en même tems» une couche de cendres dans le cuvier. On paste l’eau à plu-35 sieurs reprises fur la matière du cuvier. Lorlque l’eau est (irf-35 fisamment chargée de sel, on la fait évaporer dans des chau-35 dieres de fer, juíqu’à ce qu’elle soit affez concentrée pour35 donner seize degrés au pèse-liqueur des sels ; alors on la coule35 dans des baquets de bois de sapin , où elle se refroidir & (e35 crystallise : on décante l’eau : on fait égoutter le sel (ur des35 disses d’osier, entre deux gros linges : on continue les éva-35 porarions & les cristallisations de la liqueur, jufqu’à ce qu’elle35 ne fournisse plus de crystaux.
55 Le sel qu’on a tiré par cette premiere opération n’est pas35 pur ; il est mêlé de terre, de felénite & de (el marin : on le35 purifie de la maniéré suivante. On tait dissoudre dans de l’esu35 froide le sel ci-dessus; on filtre la liqueur au travers des filtres35 de papier gris : les matières étrangères au sel d’Epsom restent35 fur les filtres : on fait évaporer la liqueur comme la piemiere35 fois, & on la fait cristalliser dans de semblables baquets de35 bois de sapin. Lorsqu’on veut que cette liqueur contienne du35 sel d’Epfom , on agite la liqueur avec un balai pendant la cryss3 o tallisàtion du sel, afin de briser les crystaux : 011 laiste au con-35 traire cristalliser la liqueur (ans l’agiter, lorsqu’on veut avoir3» du sel de Glauber. Lorsque le sel est crystallise, on le sépare33 de la liqueur; on le fait égoutter sur des linges : lorfqu’t! est35 (ùffilàmment sec, on l’enferme dans des barrils de bois de (à-33 pin , garnis dans l’inrérieur de feuilles de papier gris. Chaquem barril contient depuis cent jusqu’à cent quarante livres. Oa