du Règne minéral; 551r. La terre ou pierre vitriolique jaunâtre , ap-pelée mysy. [ Mysy. Terra vitriolica jlava indures-cens. Mijy GRjECORUM. Lapis atramentarias jla-vus , WALL . ]
Helving , in Lìthogr, Angerb. parle d’une terrevitriolique couverte d’une écorce ou d’une enve-loppe jaunâtre. Lorsque cette terre est endurcie ,elle prend le nom de rnify des Grecs (a). Nous en
poreuse ou pleines de trous, d’une odeur fétide & pénétrante ,ou de fuie , d’un goût styptique & rrcs-astrir.genr. Comme letory accompagne souvent les calchiris, plusieurs auteurs ont cruqu’il n’étoit même qu’un calchitis altéré & décomposé dans lamine par le laps du rems. Lémery dit qu’il y a plus d’apparencegue c’est un mélange de vitriol & de bitume calcinés par les seuxsouterrains, que fa couleur est noire , & qu’on néglige de le ra-ma ster depuis plusieurs siécles j c’est ce qui l’a rendu si rare, &qui oblige de lui substituer le calchitis naturel : on a cependantobservé que le sory désigné dans Pline pour un vrai calchiris,changé en tnélantéria, & de mélar.téria en (òiy, a été de touttems connu en Egypte, & qu’il y a été plus commun que lecalchitis proprement dit.
(->) Le rnify des Grecs est, selon Diofcoride, une eípece devitriol rouge ( calchitis, ) ou une matière minérale vitriolique »luisante, biillante, de couleur d’or, ordinairement changeante, oud’un jaune de soufre» & orangée, sort variée : il se trouve dansles mines de cuivre des montagnes de Solores en Chypre.
Mathiole, surDioseoride, p 719, dit que le rnify est dur &semblable à l’or , qu’il reluit comme une étoile, & qu’il setrouve en Chypre. M. Guettard , dans son deuxième Mémoire furla comparaison des Minéraux du Canada avec ceux de la Suiffe ,dit qu’i GralTen, de même que dans les A’pes de Surenen , 011trouve une pyrite d'oti il sort du nuly naturel.
Nous avons reçu de Milte , en 175 t. un morceau de rnify,dont la couleur , le tiífu & le gorît sont fort analogues au calchi-tis : ce rnify est jaunâtre à l’extérieur, peu rouge en dedans, maisfriable, légèrement tendre, facile à tomber en efSorefcence, & àformer de petits crystamt tout-á-siit semblables à ceux qui seproduisent fur la superficie des masses de calchitis qui sont ex-posées à Pair ; d’où il paroît que Pline auroit eu raison de direque le calchitis devient, par la fuite des tems, un vraimiíy. Pournous confirmer dans cette opinion, nous avons pris un^ grosmorceau de calchitis rouge, dont nous avons enlevé la croûte oules couches extérieures, qui sont ordinairement grisâtres, jaunâ-tres , julqu’à la partie la plus rouge : nous avons expose celle-cià l’air pendant l'eípace de trois mois ; & au bout de ce tems,
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