55i Nouvelle Expositionavons trouvé dans les charbonnières de Liège , Scdans les environs de Namur, Elle ^les mêmes pro-priétés que le vitriol rouge.
3. La terre rouge ou pierre rouge de vitriol,appelée calchites, calchitis , ou colcothar natu-rel (à). La pierre atramentaire rouge. [ Lapis vi-trioli rubra. Calchitis nativa ruhra ojficinarum. Vi-triolum Tubrum. Calchos GrjECORUM. Lapis atra -«
nous l’avous trouvée recouverte d’une nouvelle croûte,dont lespremiers feuillets étoient grisâtres comme le sory, ensuite brunâ-tres, jaunâtres comme le mi fy. Nous avons répété plusieurs (oiscette expérience, qui adonné constamment les mêmes phéno-mènes : ainsi l’opinion de Pline ne porte point à faux , commele croient quelques naturalistes; elle nous confirme même quesi le miíy, qu’on nous envoie dans le commerce, n’a point étéenlevé d’une masse de calchitis , c’est au moins unç substancefort analogue, sujette aux impressions de l’air, âcqui a été pé-nétrée de maniéré â être moins dure, plus friable & plus jaunâ-tre que le calchitis ; peut être ç’a été une pyrite de la nature decelle des AlpiS, qui s’eft décomposée & changée en miíy.
(a) Le vitriol rouge des boutiques, appelé colcothar , n’est or-dinairement que le résidu du vitriol verd, dont ou s’est servi pourJa distillation de l’huile du vitriol ; il contient, à volume égal, plusde terre métallique ferrugineuse, que les autres vitriols artificiels.Quelques chimistes prétendent que le colcothar factice ne doit.pas être regardé comme le résultat d'un fer seul qui a servi de^ base à l’acide vitriolique ; qu'on en peut retirer, par la lixiviatioa& la cristallisation, un véritable alun ; sêl, di/ênt-ils, qui, dans l’o-pér.rtion susdite, ne pouvant pas fc décompeníèr entièrement, &l’acide qui est le même n’abandonnant pas totalement fa terrepropre, il est assez naturel de la retrouver: c’est donc, félon eux,de l'alun qui reste dans le colcothar, & qui, étant privé de touteeau, attire i’humidité de l’air. Ceci étant, on doit être fort indécisfur le rang qui appartient au vitriol rouge naturel , que quel-ques-uns regardent , au contraire, comme une mine de cui-vre terreuse, pénétrée par l’acide vitriolique, & calcinée parles feux souterrains, & qui est nommée calchitis ou calcan-tkum, du grec %x\x.ìs , <* s, cuprum, cuivre, 5c atêls , fias, commequi diroit cflorefccncc dc cuivre. \f. Lémery dir que le colco-thar artificiel peut être réduit, par le feu de fusion, en un véri-table fer, 5c ce fer être réduh tont-i-fait en vitriol martial, parla dissolution. íl n’en íêroir pas de même du calchitis natif: itproduiroit au moins un vitriol de fer mêlé de cuivre, c’est à-dire,.lin vitriol des Adeptes, en ce qu’il participe toujours d’un petr<k cuivre , dans une plus grande quanti:é de fer.