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Nous nous dispensons encore ici d’examiner uneautre dispute que les sels essentiels ont fait naîtreparmi les chimistes , c’est l’identité des alcalis fixesproduits paf ces sels essentiels incinérés. II est cons-tant que le nitre est le seul de tous qui produise unalcali fixe : cet alcali fixe , tant qu’il reste mêlé , soitavec les autres sels essentiels non alcalisés , soit avecles substances charbonneuses produites de l’ustion dela plante , tous font certainement, & d’une ma-niéré accidentelle , différens les uns des autres ;mais ces mêmes alcalis, dépouillés des mêmes hété-rogénéités, dont nous venons de parler , peuvent-ils &c doivent-ils différer les uns des autres ? C’estce que soutiennent quelques chimistes modernes,tandis que Boerhaave , suivi de plusieurs autres chi jmisses modernes, soutient que ces íèls font exacte-ment semblables.
Cette diversité de senti mens fur l’œthiologie &£la nature des substances salines dont nous venonsde faire mention dans cet appendix, a occasionné& occasionnera encore , entre les sqavans en chi-mie , des discussions littéraires de la nature dócelles qui tournent toujours à l’avantage des scien-ces. D’après ce que nous en avons rapporté suc-c internent, on voit qu’elle a clé j a fait faire un grandnombre d’expériences qui ont jeté un grand jourfur cette matieie.
Nous avons observé que les plantes dévoientleur saveur aux sels essentiels qu’eiles contiennent*Nous ajoutons que si , en général, le tartre vi-triolé leur donne de l’amertume ; le sel marin , legoût salé ; le nitre , la saveur rafraîchissante ; & letartre , la saveur aigrelette, ces diverses saveursdoivent être sujettes à autant de modifications qu’ilest possible d’imaginer de degrés de mélange, soit