’% i % Nouvelle Exposition
imparfaits , le plus malléable & le plus mol, commeon îe volt par les feuilles minces où il íe réduit,
est obligé de pousser plus loin les travaux docimastiqûes,comme on le verra en parlant de chacun de ces métaux;nous citerons seulement ici la maniéré de réduire & de séparerîa mine de plomb mélangée de cuivre : on en met une quan-tité , réduite en poudre par le bocard, ôcc. dans des vaisseauxplats & évases , dont le fond va en pente vers íà partie antérieure,vers laquelle on a ménagé une petite rigole qui communiqueavec un autre vaisseau de même nature, placé près du premier& un peu plus bas ; on allume du feu doucement & lentementfous le vaisseau supérieur ; on le pousse à un degré capable defondre le plomb, mais incapable de fondre le cuivre ; auffi-vôt cemétal coule du vaisseau supérieur dans l’inférieur, où il íë refroi-dit au milieu de la voudre de charbon » comme ci - dessus.Voyez Schlvter , Traité de laFonderie. Pour purifier ce métalfondu ( ainsi que îe précédent ) des hétérogénéités qui fe fontinterposées dans íès parties , à sinisant où il couloir, û suffit deIe fondre de nouveau , & d'y joindre un phlogistique quel-conque, afin qu’il forme une écume qu’on retire sous la formed’une pellicule noirâtre, poudreuse , que l’on appelle cendre deplomb , laquelle est d’un grand usage dans les poteries de terre ,Sc qui, si elle restoit avec le plomb, le rendroit aigre & cas-sant. On fait couler ce plomb fondu dans des moules faits enquarrés longs que l’on appelle navettes > comme ceux du 'zinc.Quelquefois ces moules font concaves ou demi-íphériques , 8cfort longs ; alors ils donnent à la fonte une surface plane enla superficie, & convexe par la partie opposée : on appelle enAngleterre ces derniers moulages plomb en saumons.
Si ce plomb fondu a été coulé en statue, & qu’on Iafrote.immédiatement après (c’est-à-dire étant encore chaude) avecdu soufre & de l’huiîe de lin, elle acquerra dès l’iníianc la cou-leur du bronze antique. On lime le plomb fondu , parce quefa limaille produit des effets fort singuliers dans les feux d’arti-fices, étant mêlée avec de la limaille d’acier. Voici la maniéréde procéder à différentes opérations chymiques, qui font d’unusage familier dans les besoins & agrémens de la vie. i° Lcplomb se calcine , en le mettant dans un vaisseau de terreplat , après l’avoir divise en un grand nombre de par-celles, afin de multiplier ses surfaces ; il se convertit fur le feuen un poudre grise noirâtre , connue sous le nom de chaux deplomb , & qui sert aux potiers de terre pour vernir leurs po-teries ,&c. z° Le plomb brûlé est le résultat d’une cémentationde deux parties de plomb fondu avec une de íòusse qu’on faitbrûler ensemble dans un pot, Ie soufre étant dissipé , ainsi queIe phlogistique du plomb, on en obtient une poudre noirâtreappellée plumbum ustum des Latins , & *-íx,<x-p-sços par les Grecs :on s’en sert quelquefois en peinture , mais plus fréquemmentdans l’art de la verrerie. 3 e Si on se contente de pousser à unfeu modéré , pendant un certain temps, du psonffi pur calciné,