DU Régné MÍ'NERAL' ■ îí fdans Féfamage , par la propriété qu’il a de cèdesfacilement à Fimpreffion des corps moyennement
de maniéré que la flamme se réfléchisse dessus t la matière de-viendra , de noirâtre qu’elle écoic, d’un blanc ou gris (aie, tirantsor le eitrin.&aura augmenté de deux livres par quintal : on lanomme alors mafficot liane, 4 0 Si on continue cette même cal-cination , la couleur augmentera d’inrensité & paroítra d’un.beau jaune : elle aura encore augmenté de deux à trois livres §c’est ce que l’on nomme Mafficot jaune, 5 0 Enfin si on poulieplus loin la calcination , la matière acquerra la couleur d’un.beau rouge , & aura encore augmenté de. cinq livres au moins ;c’est ce que l’on appelle , dans le commerce, Minium , Sàtidix -Mafficot rouge', ou gros Vermillon s on prend queiquéfois , pourfaire toutes ces opérations, de la galène ordinaire , parcsqu’elle contient deja assez de soufre pour la minéraliser d’unepart & de l’autre pour absorber ou détruire le phlogistique dutmétal ; d’ailleurs les couleurs de ces préparations en sont plusvives , & elles deviennent elles - mêmes alors moins dispen-dieuses : elles servent en pharmacie , en peinture & aux potiersde terre ; on les fait en Angleterre , en Hollande > en Suede scén Allemagne.
Les chymistes , & sor-toutles physiciens, qui imaginent rânt dSsystèmes ingénieux , 11e peuvent absolument rendre compte deCette augmentation de poids , qui est des plus réelle s & quiparoît, aux yeux de tout le monde, d’autant plus incroyable ,que ces matières perdent au feu considérablement de leur sub-stance , soit par la dissipation du phlogistique, soit même par cequ’une partie du métal s’exhaíe en vapeurs : nous ne connoissonsque Urbain Hiatrn. Tentamin, Chemic. qui prétende en donnerla raison la plus probable. L’expérience nous apprend encoreque les métaux & les minéraux sulfureux sont susceptibles deCette augmentation , même au feu de charbon : le régule ^an-timoine exposé au foyer du miroir ardent » dissipe beaucoupde vapeurs blanches & épaisses , & cependant il augmente éga-lement d’un dixieme de poids : ceci est encore un phénomènedes plus inouïs.
La îitharge est un plomb réduit en une eípece de chaux ícqnsiée,écailleuse, demi-vitriftée & douce au toucher; elle se peut faire dedifférentes maniérés, en tenant du plomb en fusion, à un degréde feu assez fort, pavee qu’alots, a mesure que sa superficie íecalcine , elle tend à la fusion & à la vitrification ; mais lá plusgrande quantité de Iitharge qui se distribue dans ìe commerce,est produite par le plomb dont on s’est servi dans les travauxen grand , pour purifier & (cerisier des métaux plus difficilesà fondre & en même tems plus précieux , tels que l’or - Lar-geur , se le cuivre ; c’est notamment dans la réduction de cedernier métal qu’on veut convertir en cuivre rosette, qu’il s’eíiforme la plus grande quantité i quant à la difiérente couleur;de la Iitharge qui est tantôt jaune, & tantôt blanche > tout nedépend que des différens degrés de feu quselle a éprouvé , SC
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