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£>t? R E G NE MINÉE Á t, . 12 fest fusion, que long-tems après avoir été exposésà faction d’un feu violent, ensuite s’y détruisent
On reconnoît le mélange de l’étain, en le mordant ; car plusil est pur , & plus il crie fous les dénis. Voyez cette re-marque de M. O, Branx> , dans les Mémoires de Vacadémieroyale de Suéde , ann. 1744, p, iij, On íçait que la pierre detouche des potiers d’étain , pour connoïtre la pureté de cemétal, .consiste i prendre une lingotiere de grandeur détermi-née , & qui est faite avec de la craie blanche de Bourgogne, danslaquelle ils versent de l’étain fondu : le métal refroidi, on con-sidéré ion tissu , on le peie ■ & plus il est leger, & plus le titreen est fin & pur. M. Wallerius dit que l’étain , quand il a étémis en œuvre , doit avoir deux ou trois marques, pour enconstater la qualité dans le commerce: i’étain mélangé avecun tiers de plomb, a deux marques ou controlles. On ne per-met pas aux potiers d’étain d’en travailler de moindre aloi ?l’étain de trois marques est composé de quatre-vingt-quatreparties d’étain & de dix-íèpt parties de plomb, ou d’énvironcinq parties d’étain contre une de plomb; enfin celui qui a qua-tre marques , contient quatre - vingt - dix-íèpt parties d’étaincontre trois de plomb : on le nomme, dans le commerce,étain d*Angleterre ; quand bien même on le tireroit d’Allemágne,il distère peu de l’étain plané.
Indépendamment de toutes ces sortes d’étain fondu, il y en aencore quelques autres qui n’en diffèrent pas essentiellement paria qualité , mais par la íèule nomenclature qu’on leur a donnée,du lieu où ils ont été ou purifiés ou contre-marqués • tels sonteeux de Siam 8c de Malacca : ce íont des étains fort doux, peumélangés , qui nous viennent en lingots ou en maniéré decubes ; ce qui les fait appeller par les marchands étain en chapeau zon les nomme à Paris étain à Vagneau, parce qu’ils portentl’empreinte de la figure d’un agneau, qui est la marque & l’ar-xnoirie de la ville de Rouen. Cette contre-marque qu’on leurdonne en cette ville ,leur íèrt de passe-port pour tout le royaume,comme étant reconnus de bonne qualité & ayant satisfait auxdroirs d’entrée. 11 en est de même pour l’étain appellé étaini*Allemagne , & fur-tout pour celui d’Hambourg, qui est nomméétain de brique , à cauíè de fa contre-marque.
Toutes ces sortes d’étain, mises en fuíìon, se terniíìent promp-tement à leur surface : il s’y forme , de même que sur íeplomb, une pellicule brune 8c poudreuse , qui n’est autre chosequ’une chaux d’étain, également suíceptible de la remétalliía-tion , au moyen du phlogistique que le métal a perdu dans iacalcination : c’est auffì pour empêcher une grande partie du con-tact de l’air, qui accéléré toujours la calcination des substancesmétalliques, qu’on la confond, pour la réduire, avec la char-bon de bois ; pàr ce moyen, on lui fournit toujours se phlo-gistique nécessaire á fa condition métallique.
Ce què l’on appelle en Angleterre mere d’étain , est uaétain allié au plomb, 8c dissous par l’eau forte , étendus ensuite