>
ïiS Nouvelle Expositiôi
aise z promptement en fumant, mais en fe réduisant
à leurs principes,
dans de Peau bouillante, qu’on fait évaporer jufqu’à íìccité*II reste une maíìe qu’ûn met à tondre dans un creuset ; parce moyen, l’on obtient un étain doux, beau, sonnant, &qui, est petite quantité, donne à une grande quantité d’autreétain du íòn & de l’éclac.
L’étam entre dans la composition des miroirs métalliques,qui íe íont, en mettant fondre ensemble un mélange de troislivres d’étain sonnant cie Cornouailles, une livre de cuivre pur»stx onces de tartre calcine > íept gros de salpêtre, deux grosd’alun & deux onces d’arfenic : la matière étant refroidie, onIa> dégrossit à la roue; on en use les inégalités avec la pierreponce - 3 on la polit avec Pémeril, & on Padoucit ensuite avecle puty > qui est la potée d’étaìn. Voyez P Art de la verrerie deNzri , avec les notes de Merret & de Kvnckel. Si Poufait un mélange cPétain, de loutre, de vif-argent , de sel am-moniac & de bismuth , & qiPon Pexpoíe a u feu , on obtiendraun composé propre à colorer le verre , à enluminer les estampes& le papier marbré ; c’eít ce que Pon appelle aurum mufivum :fi au contraire, on ne mélangeoit ensemble que de l’étain,du bismuth & du mercure , on féroit Yargentum mufivum. VoyezY Art de la verrerie , iíid Part. II ; & P o r r de Wifmutho , p. i r,,
La potée d’étain ou puty, íe tait, en prenant une quantité dece métal pur qu’on réélut en limaille , ou qu’on divile au moinsen beaucoup de parties, afin que présentant un grand nombrede surfaces à Pair , il puiíìe plutôt íe convertir en une chauxgrisé, au moyen d’une calcination lente & d’un degré de feuaster soible, pour ne la pas faire entrer en fusion. Cette chauxíèrt aux potiers d’étain, pour froter leurs marteaux, & à d’au*tfes ouvriers, pour polir les miroirs d’acier, &c. Les ouvriersen fayance s’en fervent, pour faire le beau vernis ou Pcmail quiest fur la fayance; quelquefois ils le colorent en jaune, avecl’antimoine & le plomb, á parties égales. Les ouvriers varientces émaux avec de minium , la poudre de briques rouges , lacendre de plomb, le fable , l’oehre, le verre blanc battu, lemâche-fer moulu, la limaille de fer, la litharge, le safran demars astringent, le silex noir, &c. Ils font aussi verdir toutesces couleurs, au moyen du verd-de-gris, du verd de montagne :ces préparations, qui fervents aussi aux peintres fur verre, iontfort en usage en Hollande, dans les manufactures de fayance,’Quand Pctain est une fois calciné en potée, cette chaux peutrésister au feu le plus violent ; elle ne peut entrer en vitrifica-tion , qu’en la mêlant avec une substance aisée â vitrifier; encoren’en réíulte-t-il pas un beau verre ; ihi’en a pas la transparence ,en ce qu’il est blanc, couleur d’opale : on nomme cette eípecede vitrification de la chaux d’étain émail} on en varie la cou-leur , en y ajoutant différentes fortes de chaux métalliques.
On peut réduire l’étain en feuilles minces, comme on enûu de Por. Si on exposé ces feuilles fur du mercure, elles íè
GENRE