,68 Nouvelle
Exposition
de métal par cent pesant : à 3a vérité, il est bienrare de trouver du fer minéralisé ou interposé
îementçnfusion, au moyen cìu soufre ou de Parsenic, c’est unphénomène unique en métallurgie.
La maniéré dont la platine íe comporte dans toutes les expé-riences est inouïe. Êst-ce un métal souple d’un genre particulier& essentiellement différent de tous ceux qu’on a connus jusqu’à cejour, ou, un métal composé, 8c tellement minéraliíë , qu’on nepeut la fondre ni la détruire ? Nous ajouterons encore, qu’elíe par-tage même avec For toutes les prérogatives particulières qui lecaractérisent & le distinguent non feulement des métaux impar-faits, mais même de I’argent : la platine cede an dissolvant de For, &cette dissolution ne teint point les substances solides des animaux »ëc i’étain iFen tire aucune couleur pourpre , comme soe celle dèpor. Enfin ce mé.al, bien examiné dans fà singularité , doit êtreincéreíTanc auy amateurs de Fhistoire naturelle,de la physique & dela çhyrnie, nécessaire dans Fart de Poríévrerie , en un mot, d’unUÍàge important à la société.
Òbsí&vation III. Jufqu’ici nous avons décrit les minesde fer en naturalistes , c’est-à-dire que nous les avons considéréespar l’extérieur» dont Fufàge a appris que telle initie, de telle figure ,étoit minéralifée ou pure ; mais íes avantages, quoiqufimportans,sont trop peu considérables : il nous reíte à les décrire en mi-néralogistes , ou à donner une idée de la théorie-pratique des fon-deurs ; ceux~ci occupés du soin de réduire la mine , Sc du choixqu’on en doit faire avant de la porter à la fonderie, en font unedistinction toute différente de celle des naturalistes < cette divi-sion consiste á considérer les mines, eu égard à la mamere dontelles se fondent dans le fourneau, fçavoir en mines seches ouréfractaires , & en mines vives ou faciles à fondre.
On entend,par la premiere forte,íes mines miner alise es par Par-sème & le soufre, qu’on est obligé de réduire de différentes ma-niérés, tantôt en leur faiíànt subir Faction du grillage, tantôten joignant un peu de terre grasse , ou calcaire , ou gypseuse ,pour séparer la partie métallique de celles qui, faute d’un fon-dant naturel, ne se fondent que lesitement & difficilement dansle feu le plus violent.
Par la féconde eípece, on désigne les minéraux à qui les partiesterrestres ou métalliques qui y font naturellement jointes, ser-vent de fondant, c’est-à-dire, les font aisément entrer en sa-ison.
Voici la maniéré dont l’on procede à la fusion de ce métal adans les travaux en grand ; on commence par torréfier fa minela plus facile à réduire , afin de lm enlever les minéraux volatils,tels que Faríenic & le soufre ; substances contraires â la malléa-bilité du métal ; ensuite on écrase lamine en petits morceaux, àFaide de gros pilons ; & pour la séparer de la terre & du grosfable , avec lesquels elle est mêlée, on ìa jette dans unemaniéré de sosie faite en cuve plate , plus longue Sc plus largehM.se ; ( o» appelse cet eneseoit lavoir r ) Oy y soit passer MS.