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Tome second.
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du Régné minéral.dans le fable, qui soit aussi riche : on ne rencon-tre un tel fer, que dans les environs des lieux oà

eau courante, en remuant continuellement le tout; Reau en err-=porte le limon ou la terre pure , & laiíle tomber au fond duvoir la partie métallique plus pesante que les terres; on portecette mine lavée & épurée à la fonderie où sont des grands four-neaux faits exprès , dans lesquels on la range lit par lit avecdu charbon ; on observe seulement que la première couche &la derniere qui est la supérieure, soient de charbon, asin que lephlogistique se combine avee la terre ferrugineuse, & lui donne íasonne métallique. On est aussi obligé d’y joindre de la caftine ap~pellée erhuc , ( eípece de pierre calcaire ou d’une autre nature »mais propre á absorber d’une parc les corps qui minéralisent telleespece de fer, & del’autre à empêcher ou ralentir la fusion desmatières trop fusibles ; ) on est même quelquefois forcé d’ajoiîter,soit de Rargille , soir du gypse , à la mine de fer pour en faciliterla fusion ; ( ces flux sont Les plus puistans s} ensuite,au moyen d’unfeu très-violent, excité par de grands soufflets à deux vents, on lamet en fusion ; on a foin de retirer de teins en tems une maniéréd’écume qui est comme vitrifiée,Lc semblable à de l’émail ; puis ondébouche la vanne ou porte du fourneau, avec un ringard ; &c lamatière fondue coule comme un ruisseau de feu dans des moulesou grands lingots, qui font des efpeces de sillons triangulaires& prismatiques, longs de 10 pieds fur un pied de profondeur,& que l’on a tracés dans le fable ; le fer ainsi reçu dan s ces moules aprendla même forme , & reçoit alors le nom de fer de fonte ; les"forgerons Rappellent encore fer en gueuse ; chaque lingot de ce ferfondu pèse depuis 11 jufqiRà i Soo itvressil est plus qu’essentiel auxouvriers de tenir le métal en fusion long-tems, parce que l’ouvragequ’on en fera,sera plus sin Sc plus beau ; s’il n’y demeure,par exem-ple, que douze heures, il ne sera propre qu’à faire de gros ouvragesqui ne peuvent être limés, mais qu’on peut polir avec de i’émeríou du grès, tels que des boulets de canon, des bombes, desmortiers, des poids à peser *sses contre-cœurs de cheminée, &c„Mais il faut qu’íl reste en fusion , pendant seize & même vingtheures pour íè bien raffiner, & pour qu’on en puiiTe foire desnifenciles sirs & polis.

Il est ' d’uíage, dans les fonderies, de diviser encore le fer defonte , c’est-à-dii'e. le jstr de la premlere fusion en deux eípeçes,qu’il est ^eíîenttel de connoître; i v il y a le fer cassant à froid:c’est le fer doux • x° le fer cassant à chaux ; c’est le fer ferme:Jes ouvriers reconnoissent cette propriété au fer clés íà mine ,aussi disent-ils que les mines de fer cassant à froid, sont cellesdont le fer quand il a été rougi est très-maliéable ou ductile smais qui étant refroidi est fragile , se casse sous le marteau 3 cà Ruser ; qu’au contraire les mines de fer cassant à chaud,sont celles dont le fer étant rougi , se casses sous le marteau ,ou se se'pare par éclats en beaucoup de morceaux , mais quçrefroidis, il prend du corps, résiste au marteau , ne s’y laissepoint casser aisément & s’y laisse en quelque forte étendis