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Tome second.
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*ì7* Nouvelìê ExposiîîoîIoù elle cesse de couler avec la même force : ûoféla pesanteur spécifique des parties du fer, fait

comme Font prétendu quelques auteurs : Parier dont nous nouSservons n’est, à le bien définir, qu’un fer purifié & raffiné parla cémentation ; il paroît que cette opération a été connue desanciens , puisque les Grecs Pappelìoient tripoftx , & les Latinsehalybs ou acies : cette conversion du fer en acier n’étoit connuedans le dernier siécle, qu’en Allemagne , en Italie ,en Hongrie &en Piémont ; Sc c’est M. de Reaumur qui en a, découvertle secret, & qui a donné à nos artistes François le moyen detravailler ainsi }e fer A même d'enchérir sor les Allemands. Ceux-ciont deux méthodes différentes ; la premiers est , par le moyen desfourneaux faits exprès pour cette fabrique & construits prochedes mines, dans lesquels ils portent de grandes pièces de fer,malléables à chaud & à froid , qui ont passé par Pajfinerie Scpar la chaufferie b ils poussent le feu dans les fourneaux , jus-qu’i ce que le fer soit diminué des deux tiers : ils le forgent,Sc ce tiers qui demeure, est le plus pur acier ; la féconde ma-niéré consiste à mettre, lit par lit, des billes ou barres de fer,avec des ongles d’animaux , & quantité de charbon de bois,a fin de procurer à tout le métal une plus grande quantité dephlogistique j & de peur que le sou ne lui fasse perdre celuiqui lui est propre, on fait recevoir à ce mélange ainsi disposé,dans de pareils forneaux que les précédens, un degré de cha-leur uniforme, capable de rougir, d’ouvrir , d’amollir toute latoasté du métal pour ainsi dire , de le fondre ; c'est alorsqu’on le retire pour le tremper dans de Peau très-froide , afín quefes parties se rapprochent tout d’un coup , Sc procurent à cemétal une si grande dureté, qu’il ne cède que peu ou point auximpressions de la lime & du marteau, mais qu’il íe laisse plutôtcasser que de s’é tendre.

On peut encore acérer davantage le fer , c’est-à-dire, aug-menter la dureté de Parier, en réitérant plusieurs íois cette opé-ration: la bonté ou la qualité de Parier exige que cette trempesoit faite à propos s on y réussit assez bienâ Kernent, ville ddAl-lemagne ; nom d’ou les ouvriers ont dit par corruption , Acierde carme : on Pappelle encore acier à la double marque , à acierforet.

Cet acier nous vient ordinairement en billes ou en barres ,Sc porte aussi le nom du lieu où Pou le prépare ; acier de Kernent ,acier d’Allemagne , acier de Clamecy , acier d’Auvergne , &c.

il y a une autre forte (Parier nommé acier de larme ou à larose , parce qu’iì paroît dans fes fractures une eípece de petiterôle couleur d 5 oeil de perdrix , & parce qifon Penvoie dansdes barils de lapin formés en ovale & marqués d’une rose icet acier est en petites barres longues d’un à deux pieds,sor un demi-pouce de large.

Il est aisé de voir , d’après cet exposé , que l’acier doit avoiruee couleur moins blanche Sc plus sombre que celle du sor ;}çs grains, les facettes, les filets qui paroisseat dans íà cassure