t) u Règne minéral. ijt
quantité d’eau venant à passer rapidement , endésunit ies particules, & les charrie jusqu’au lieu
aujourd'hui pratiquée en plusieurs endroits de la France , maisd’une manière différente de la méthode usitée ci-deffus.
On a un moyen siír pour nettoyer & décaper, sens le secour sdu sel ammoniac, ses feuilles de íer blanchi pour les étamer; ilsuffit de les tremper dans une eau de son aigri, & de les fairerouiller aux étuves aíTez pour les décaper , ensuite les écurerau grès, puis les plonger dans un creuset plein d’étain fondu,couvert de deux doigts de suif, qui , d’une part empêchePétain de se convertir en chaux , & de l’autre fournit en sebrûlant assez de métal á la feuille qui le traverse, pour lui per-mettre de se bien étamer : cette découverte a été donnée aupublic par M. de Reaumur ; tout le monde íçait combien leprogrès des arts & des sciences lui eíf redevable , & notam-ment dans l’arricle dont il est ici question ; c’est cet illustreacadémicien qui nous a appris que le fer Sc l’acier étoientsusceptibles du magnétisme par la feule percussion : il nousa instruits de la maniéré (radoucir le fer fondu , t ou setde fonte , le rendre malléable, de lui donner la propriété de sedurcir & de devenir cassant, de convenir-le fer en acier, parune opération appellée trempe ; en un mot, c’est à ses travauxque nous devons le secret du fer feus ces trois formes, & que|es Allemands seuls* possédoient. Les verges de fer k forment avecdu fer en barre, quson a suffisamment chaussé dans ma fourfait exprès, & quson a ensuite fendu avec des roues d’acier,& enfin figuré tel que nous le voyons. Le fil de fer ou fit£ archal est fait" avec des Verges de fer rondes , quson a renduesa île z menues pour être pafíées par des petits trous de la mêmemaniéré qu’on passe de la bougie, en commençant par le grandtrou, & ainsi de fuite ,en diminuant & finissant par le plus petit,pour former des cordes de tympanon , de pseltérion, de cla-vecin , &c.
Ce que l’on appelle mâche-fer , est une elpece d’êcume po-reuse , ou une minière de scories noirâtres , appeilées en latinfeoriœ ferri , aut recrementa ferri , qui le séparent du fer dansles forges des maréchaux & serruriers , & qui fe mêlent avecdu charbon de terre ; cette matière est fort raréfiée ; on s’ensert pour polir & pour nettoyer les ustenciles de fer.
Noiís avons deja dit que le fer étoit susceptible de la rouillesen ester si on le réduit en limaille & qu’on l’expose à Faction deî’humidité. cette limaille se convertit en une rouille, ferrugo , qusonappelle safran de mars ou rouille de fer , dont on le lert pourcolorer ìe verre fondu ; on emploie auífi en médecine cettelimaille rouillée pour quantité de maux ; mais il y; a lieu dsdouter qu’eile puisse produire des grands effets n’étant qusonfer privé de son phìogistique & dans l’état de chaux,&c.
Quant â ce qui concerne facier, on Içait qu’il n’y a pointde mines d’acier pures , c’est-à-dire d’acier qui forte tout faitde la terre & quson puisse mettre en œuvre sens préparation,