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pâys âe Stolberg Sc de Sîrasfcerg, dans le comtéde Mansfeld Sc de Papenheim, dans la Thurìnge& la Silésie, Sce.
gradué, jufqu’au terme de fusion , & qu’il ne sorte plus - de vapeut s3u creuset : quand tout est refroidi, on trouve que ies lames decuivre sont presque confondues les unes dans les autres ; elle®font alors friables, se réduisent facilement en une poudre fined’un rouge d’ochre : on conserve ce crocus de cuivre dans desvases fermés pour le préserver d u contact de Pair : on s’en íèrtpour donner au verre fondu une couleur d’aígue-rnarine.
La maniéré dont ies Allemands & les Espagnols préparentl J *s ustum > exige plus d’embarras & de dépense ; mais l’on en eifcbien dédommagé par la beauté & la pureté des couleurs queleur cuivre brûlé donne au verre : voici leur procédé dom ilsfont un secret, On fait calciner ensemble, pendant trois heures ,une certaine quantité de cuivre rosette & de vitriol bleu , disposesit par lit, en la maniéré ordinaire, dans un fourneau de réver-bère ; ensuite on laisse mourir le feu, & on pèse le cuivre calcinéqu’on mélange de nouveau avec une pareille quantité de vitriolbleu; on réitéré la calcination , & ainsi de suifs', jusqu’i trois &quatre fois, ou juíqu’a ce qu’en broyant l’*s ustum, il acquière unecouleur rougeâtre, & qu’ii communique au contraire à j’eatx unebelle couleur de bleu d’azur. Les Espagnols calcinent ce self an decuivre une fois de plus que ne font les Allemands , asin qu’il ac-quière la couleur noire, & qu’il puiíïe servir â teindre leS chs-»veux:on prétend même que c’eft à cause de cette propriété deColorer en noir , qu’on l’a appelle ferret artificiel.
Cette préparation est un esearrotique dont on ne fe sert guère®en médecine; auísi la rencontre-t-on rarement dans les bouti-ques s on prétend que bien des personnes s’en fervent à Venise,& le mêlent avec ia poudre d’íris, pour empêcher la sueur despieds, ou au moins pour en modérer la mauvaise odeur : on enlait des seuíîes semelles qu’on met pour cela dans ies souliers *mais cette sorte de précaution paroît peu avantageuse.
II paroît que cette chaux de cuivre est connue depuis long-rems. On lit dans Cariaípin, lib. ; , chap f, que le cuivre brûléfe nomme «r ustum , en latin & en italien ; qu’on savoir autre-fois préparé à Memphis ,en Egypte, Sc eníuite dans l’isle de Chy-pre: les Grecs l’appelloient rvcxfiiçoç. On lit encore
ailleurs que les Grecs nommoient Asw7<? ses écaille® qui
ïestoienf autour du creuset ; quelques personnes croient mêmeque ce fut â cause des belles couleurs, tant principales qu’ínter-médiaires que ì’ces ustum donne au verre , qu’on imagina leverre coloréen verd & en bleu.
On appelle laiton ou cuivre Mine , Aurìchalcum , aut mixture,metallica , fl a. va , cupro & metallicd parte lapidis calaminaris con->flata ,Wallzr. une composition métallique & malléable, doncla couleur est pâle, & qui se fait avec des plaques de cuivre>ouge, yne partie mise en cémentation avec un quart de partie