Nouvelle Expositi
figurata carbonaria f ou à d u bois, figurata llgnea^ainíì du reste* On trouve de ces ardoises dans te
ment avec un couteau émouísé, & qui est ce qu’on nomme veriêe gris : on pétrit ensuite ce verd de gris d*ns des grandes auges ,avec du gros vin aigri, & on f enferme dans des socs de peaublanche qu’on expose â i’air pour ie faire sécher : il s'y durcit mê~me, à un tel point, qu’il ne forme qu’une seule maííe, souvent dif-ficile â diviser íans le secours d’un marteau : on range ces secsáans de^grands tonneaux ,_avec de la paille > & on les envoiedans difíèrens pays , pour i’usege des peintres, des teinturiers »des pelletiers, des chapeliers, des maréchaux : on s’en sert austi »dans plusieurs compositions galéniques, & opérations de chymie.Pottr l’inreiligence de 1a préparation du verd de gris, la signi-fication des termes, & les circonstances qu’on y doit observer,voyez la théorie qu’en a donnée M. Montet de la société royalede Montpellier, dans un Mémoire très-bien détaillé, & inféréMarnai les Ouvrages des fçavans étrangers de Vacadémie rayaisdes sciences de Paris , année 1758.
On nomme improprement verdet distillé , ou verdet calciné > uacuivre dissous par f acide du vin , Sc qui est en crystaux verdâtres :cette préparation íè fait ordinairement avec du verd de gris aisfous dans du vinaigre distillé; on fait filtrer cette dissolution ;ensuite on la fait évaporer & crystalliser de la même maniéréque le sucre candi en rocher, au moyen de petites cordes ou bâ-tons qu’on arrange exprès dans les vaisseaux où la liqueur éva-porée est mise à crystalliser : cette préparation qui nous vient d’Al-lemagne & des environs de Lyon, est en beaux crystaux clairs,
. luisons, demi-rranfparens & durs,; les peintres en mígnature s’cnfervent pour peindre en verd : on fait austi, dans les laboratoiresdc chymie, des crystaux de verdet au moyen de l’acide nîtreux ;leur couleur est bleuâtre : on les appelle par excellence crystauxde Venus.
Ce que l'on appelle as ustum est un cuivre brûlé par la caî-cination, & minéralíse par ditférentes matières qu’on joint à se,préparation : la maniéré de le bien préparer n’est guères connueque des Hollandois & des Allemands : ce n’est cependant autrechose qu’une calcination de six parties de cuivre en lames min-ces qu’on coupe en petits morceaux , ou quartes, ou trianga^iaires, & qu’on range,lit par lit, dans un creuset, avec deux partiesde soufre, en observant que la -premíere Sc la derniere couchedoivent être de soufre : on lute bien le creuset avec son couvercle ,& on lui fait subir faction d’un feu violent dans un fourneau dcréverbère, pendant deux heures j après quoi on laisse éteindre lefeu , Sc l’on trouve ìes lames de cuivre d’une couleur noirâtre ,ou d’un gris de fer en dehorsrougeâtre Sc brillante en dedans :telle est la maniéré de préparer en France f <es ustum.
En Hollande on observe à-peu-près le même procédé pour sopréparation du cuivre brûlé , ainsi que dans la proportion desmatières ; on y ajoûte une denai-partie de sel marin de plus danschaque lit de cuivre & de soufre z on y fait subst faction d’un feu