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Tome second.
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AZo Nôtímu Exposition

II y

i. La mine á’argent en épis (a). [ Minera argente

C a ) Ob suvaxiqs. Outre îes mines particulières dontnous venons de donner i'histoire , on trouve encore de l’argencdans certaines mines de charbon, ou allié à d’autres substancesminérales : il est même très-íbuvent répandu dans des couchesde terres, ou lits de pierres, dans Jeíquels on ne remarque aucunindice de substances’minérales : nous avons deja insinué qusilétoit quelquefois mêlé avec l'arfenìc, ou 1c cobalt, ou la blende,ou avec les galènes & la mine de cuivre blanche. Comme certainsfossiles ne promettent pas à l'exrérieur beaucoup de ce métalcru'on seroit en droit d'y soupçonner, on les brise i & quand ilsíe divisent en petits grains égaux , d’une couleur rougeâtre &jaunâtre , l'on peut assurer qu’ils en contiennent r on appelleces sortes de mines du nom de la substance qui les enveloppe,c’est pourquoi l'on dit guhr d’argent , marne d’argent , sabléd'argent , argille d’argent ì mais xi est très-rare que ce métaltoit teiiement atténué & déguise, qu'un œil expérimenté ne puisseîe reconnoîn e : car il est le plus souvent * de même que l'or, prés.que tout pur ou vierge, & sous ía forme métallique , dans les en-trailles 3e la terre : or, pour le separer de ces pierres & dessables,il íuffiï d’en faire le lavage & de l'amalgamer avec le mercure :cette méthode ne se pratique point dans nos pays, à cause dela cherté du vif-argent. Nous donnerons dans un moment ladescription des moyens que nous employons pour en faire laséduction : nous revenons à la méthode qui se fàit par l’amal-game & qui est très-commune dans les Indes orientales, selonTe témoignage d'éUonfo Barba. Cette opération consiste d'abordI pulvériser la mine d'argent, qu’on a préalablement purgée deíà roche & des matières hétérogènes les plus grossières : si elleétoit- trop dure ou réfractaire , il faudroit alors lui faire subir ungrillage , ensoite la briser en morceaux, au moyen du. bocard ?lesta griller de nouveau pour en dégager les corps volatils, quila minéralìsent , puxs la laver & îa pulvériser» au moyen desmeules d’un moulin fait exprès r la mine étant ainsi comminuée,on la met dans de grands vases , avec du mercure % Sc par latrituration» on en forme une amalgame : on la porte de nouveau-dans un lavoir d'eau courante » on remue vivement la matière*asin que ìes parties terreuses, plus legeres que le métal , ssendétachent & soient entraînées par seau : il reste au fond dulavoir f amalgame du mercure avec l'argerit * dont on sépareune bonne partie, en la mettant dans des peaux de mouton,qu'on. presse fortement ; çar le mercure distille aussi-tôt en pluieau travers de cette peau , & il reste une masse d’argent quicontient encore un peu d'amalgame qu'on détruit facilement, enl’expolànt sor le feu dans des vaisseaux convenables , parce que|e mercure étam volatil for le feu , sc dissipe promptement'Ko vapeurs ; mais l'argent, comme métal fixe » reste au fond, 3cà-besom .pour être très~pur, que de p aster par {'affinage qs.