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dinaire : on fuit ce même procédé en Amérique dans lestravaux en grand , aux mines du Pérou & du Mexique.,Pierre Pomec dic qu'il y a des années où l'on cire des mines dePotoíì trois mille quintaux d’argent pur Sc net , c'est-à-dire,,pour la valeur de quinze millions dc florins, ou trente mil-lions , argent de France. Pomet dit aussi que pour retirer cetargent de ía minière , on emploie le double de Ion poids dé vif-argent; ce qui íuppoíèroit une quantité de íìx cent mille pe-lant de mercure : Purgent ainsi préparé devient plus facile àtransporter dans les lieux de íà destination : il est ordiríakemer.ïen lingots, ou en barres.
Nous avons dit, dans l’histoire de ce métal, que souvent lesmines d'argent sont mêlées avec d’autres substances métalliques squelquefois ces minéraux empêchent qu'on nè piiiíïe fe servirdu procédé de {'amalgame , ce qui oblige d’avóir recours èd’autres moyens pour l’en séparer : cependant, si la mine n’estque légèrement minéraîifëe par le soufre ou ['arsenic, on l’endégage par la torréfaction qui volatilise ces minérálîfàteurs ; alorsl’amalgame a lieu : si l'argent se trouve uni à beaucoup de soufré.ou à de {'antimoine, on y joinr de la limaille de fer ■ oú s'iffe trouve uni à du ter , on y mêle du soufre & de {'antimoine,& ensuite on l’amalagame avec du mercure - si au contraire lamine est rebelle à 1a torréfaction , & qu'elîe soit mêlée inti-mement avec des minéraux hétérogènes , naturellement difccites â entrer en fusion & qui y dominent en trop grande abon-dance pour qu'on puiffe les en séparer par la lotion ou par léfeu, alors on a recours à {'addition de huit parties dé plombfur une de mine d'argent réduit en poudre * le plomb s'unitauísi-tôt dans le feu à l’aríènic Sc aux autres minéraliíàteurs sil vitrifie les uns, ou seorisie ceux qui sont susceptibles de céspropriétés , tandis que les autres se volatilisent & laissent, par cèmoyen, le métal pur, fixe , inaltérable , qui est l'argent : il;y a même des cas où la mine est tellement réfractaire òu diffi-cile à réduire , qu’on est obligé de fe servir de verre de plomb &du plomb granulé avec des fondans, tels que le borax & uàpeu de sel marin, ou d’avoir recours â raffinage de la coupelle ^mais, ces sortes de travaux ne conviennent guères qu’en dod-mastique , aussi ne sont-ils usités que dans {'orfèvrerie & iila monnoie : c’est cependant par le procédé de k coupellequ’on parvient à séparer le cuivre d’avec i’argent „ ou,d’avec l’or ; il hut seulement observer ici, que quand ces métauxparfaits sont en fusion, il les faut garantir du contact de kvapeur des charbons ardens, qui leur enieveroit k malléabilité »ì’une des principales propriétés de ces métaux, qu’on ne pour-toit leur restituer qu’en les faisant fondre a vec le nitre t iî arrivesouvent que toutes ces différentes opérations sont encore infussi»fiantes, pour séparer ces métaux, fur-tout quand l’or est inti-mement uni à l’argent | ( car tous. ce que nous avons dit à tz.