i %4 Nouvelle Exposition
On a 5
i. Le soufre mélangé blanc. [ Sulphur colo*fatum album 3 Wall . ]
dénotent particulièrement la présence de ce minéral ; ®fis nousavons de même insinué dans la claíîe des métaux, qu’il n’étoitpas avantageux de le (épater exprès de ces mines, parcs qu’ilest nécessaire dans leur traitement ; par exemple, dans celui de|la galène ou de k mine de piomb, il sert â dissoudre les au-tres substances minérales , & facilite la formation de la matte :U n’y a donc que de la feule pyrite jaune pale, qui donne desétincelles avec le briquet, & qui produit un tiers de fourreronton pourroit tirer le plus avancageuusement du soufre : VoyezY Histoire des pyrites par Hen ckez ; une autre minière de soufre ,& celle que l’on travaille le plus -ordinairement, est cet amasde terres ou pierres sulfureuses qui ís trouvent en Italie : onen retire k soufre par la simple, fusion : en voici le procédédécrit par M. i'ablìé Nollet, dans les Mémoires de Vacadémie'royale des sciences , année ijjz. On prend, dit-il, une maniéré deterre durcie blanche, qui ressemble à de la marne, ou plutôtune pierre tendre qu’on trouve par monceaux au pied des ro-chers qui entourent la Solfàfara ; ces pierres qui proviennent dela cime dn volcan , & qui font pénétrées de soufre-, sont dis-tribuées par portions dans des pots de terre qui contiennentenviron zoâ 2ç pintes, mesore de Paris; ces pots sont exacte-ment fermés par un couvercle qui est luté ; on les place dansun fourneau fait exprès, de maniéré qu 5 u n quart de leur pour-tour iai t saillie hors du fourneau , & demeure découvert au-dehors: une semblable partie fait íaillie dans i’épaifîeur du mur:chacun de ces pots communique par un tuyau d’environ unpted de longueur,& de 18 lignes de diamètre, avec un autrepot placé tout-à-fait hors du fourneau, & un peu plus hautque les premiers : ces derniers pots sont raides & serinés exacte-ment, excepté vers ie bas ou on a ménagé un trou d’environM à îS lignes ; le soufre développé de fa mine par le feu qu’011allume dans le fourneau, monte en fumée, & paíse dans lepot extérieur , où ne trouvant plus le même degré de chaleur,i! paííe de i’état de vapeur à celui de fluide, & coule par l’ou-verture inférieure dans une tinette placée au-deíïotis. Ges tinettessont évasées par le haut, & garnies de trois cercles de fer : lors-que le soufre est refroidi, on les démonte, en íaiíànt tomberles cercles à coups ds marteau, & on a la malle de soufre en-tiere; juíqu’tci, c’est M, l’abbé Nollet qui parle, & qui nousinstruit que les Italiens rirent de cette même terre un alun dontnous avons parlé en son lien. Cette description est á-peu-prèscelle que Pluie nous a donnée fur le soufre , loríqu’íl dit qu’onredrott de son tems du íoufre de la campagne de Naples , dansles collines nommées tevço»«v ou terres blanches , Sc qu’aprèsLavoir retiré de la terre, on l’achevoir par le feu»