j du Régné mijiral, Z.8§
! Kentmann dit qu’on trouve cette sorte de soufre'o/s., sur le mont Vesuve , mêlé, ou avec de la terre
Í : Pour revenir à ia purification du soufre qui, dans cette pre-' lîìiere opération » n’estnommé que soufre impur, soufre de ti-nette , ou de la premiere fonte, ou soufre eommutt, ou refond cefoutre dans d’autres pots également percés par ia partie inté-rieure ; Ia matière liquéfiée coule insensiblement dans des ri-settes ; le soufre étant coagulé, on démonte de nouveau les ti-nettes: alors il est en malles jaunes, belles, luisantes, sèches &friables, & prend Je nom du lieu où il a été préparé', commesoufre de Pou\\ol , soufre de Marême, soufre de Rome ou de Si-cile , OU d’Áncone , &c. C’est notamment de ce dernier endroitqu’on' en apporte par cargaisons ì Marseille, &c. pourfuíagedef artillerie. On fait refondre pour la troisième fois ce soufre dansdes grands pots, dont la gueule est très-évaíee ; & lorfqu’il esten iiìsion, on en prend par cuillerées qifon veríë dans desmoules^ de buis qui se divisent en deux, & dont Fouverture est*le i s à 16 lignes de diamètre, & la profondeur de neuf adix pouces ou environ : ce moule étant rempli de soufre liqué-fié , on le plonge aussi-tôt dans un sceau d’eau froide ; alors lesoufre prend en íë coagulant la forme d’un cylindre ou ae la lin—gotiere , qu’tl suffit d’ouvrir pour savoir sous cette forme :cette opération s’appelle mouler ou faire du soufre en gros ca-non i loríqu’on en veut former en petit canon, l’on se íert derouleaux appelles canéfices qui sont de la même longueur queles gros moules de buis, mais dont le diamètre est beaucoupplus petits ces moules sont fendus en quatre parties juíqu’â unpouce près de la base, qui est fortement cerclée,au moyen d’uneficelle , 8c naturellement bouchée par ìe nœud du rofeauquand on les a remplis de soufre fondu, on les laisse égalementtomber dans de f eau ; & pour en retirer le bâton de soufre,il surfit de dilater les quatre parties du moule : cette opérationqui est en quelque sorte l’ouvrage des femmes §c des enfans,un j se fait avec_ une adresse & une célérité qui surprend le fpec-
3ji \ îateur : le soufre ainsi préparé se casse si facilement à la mom-ie : ! dre chaleur, qu’il suffit de le presser dans la paume de la main:
r, ; ; par ce moyen, on dilate l’air qui y est renfermé, Stauflsicôt
u- ■ j l’on entend un petit bruit qui annonce que le bâton est caste :
es j l’intérieur paroît tout crystaliife en aiguilles qui s’entrelacent
si . ! comme dans l’antimoine. Par ce procédé, l’on sépare ie soufre
;r îe plus pur, de fes parties hétérogènes; & pour rendre toutes
les préparations du soufre à bon marché, on met le soufreimpur qui se trouve dépose au fond des vaisseaux dans des^ grandes cornues placées au bain de fable fur un vaste fourneaufait en rond ; chacune de ces cornues a un col très-large &fort long d’une forme déclive, & passe au travers d’une murailledans une chambre où est une eípece d’armoire qui sert de ré-cipient ou de réservoir, & dont la capacité est telle, qu’eíle[f peut contenir juíqu’à un millier de matière^ le canal ou colde la cornue s’y emboete très-exactement : c’est ainsi qu’une feulesomme ceaduit, ay.ee tin feu de çharbçri de pierre alser vif, quï-