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Tome second.
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SU Re 6 NË MINERAL. 2$f

terre glaise ; quand la couleur en eíbgrisâtre & que laterre , quoique friable , paroit être purement argil-

efficace contre stair pestilentiel, &. pour chasser la gale : onlit dans les Mémoires de Vacadémie royale des sciences de Paris 7que la flamme du íouíre n’elt pas plus chaude que celle detoute autre matière enflammée, & que le soufre ne rend pasles charbons plus ardens, qu’ii les nourrit seulement, & que faflamme brûle beaucoup moins que celle d’une chandelle quiest beaucoup moins chaùae que la surface d’un charbon bieaembraie ; il en est de même de la flamme de stefprit de vin , decelles des résines & des bitumes en générai, parce pistils nebrûlent qtsten leur surface : on prétend que le secret du fameuxmangeur de feu ne confìstoit qu’à íroter cstefprir de soufreles parties qui touchoient au feu ; par ce moyen, n évitoit dese brûler : >1 ne doit point être étonnant í continue sthistorien del’académie ) que quelques personnes qui font profession demanger du feu, faíìent plutôt ^expérience fur de la poix ou àsoufre : la nature fortifiée par sthabitude, en impose singulière-ment aux ignorans. Le soufre entre dans la composition de lapoudre à canon. On lit dans les Annales chinoises, que l’usigedu soufre dans les feux d’anifice , appelles poudre enflammée, eittrès-ancienne , & que cette poudre etoit en usage dans ce pays,avant que d’être connue en Europe , & que les peuples de stune& stature contrée íe connuílent même par le commerce: quel-,ques personnes attribuent la découverte de la poudre á canon àun moine de Fribourg en Brifgaw', alchimiste renommé, appelîéBerthold Schuvart^ ou Schuva le noir , & qui vivoit an, quatorzièmesiécle: on dit qtsten \380 il enseigna aussi aux Vénitiens à íèservir des canons pour la bataille de Fojfa Claudia, où ils rem-portèrent une grande victoire fur les Génois. D’autres préten-dent que stinvennon de la poudre á canon est due à Roger Bacon.,Anglois, & start de s’en lervir à Berthold Schuvartz, sttin &stautre alchymistes & cordeliers ; d’oiì il paroît fort incertain sinous sommes redevables aux Chinois du secret de la poudre âcanon, ou si ce sut le hazard qui la fit découvrir aux Euro-péens du quatorzième siécle, ainsi que la maniéré de s’en servir.On nous reprocheroit peut-être de ne rien dire de la compo-sition de la poudre á canon, appellée suivis tormentarius autPyrius. Nous nous contenterons de dire qistelie eit compoíèed’une parue de soufre jaune d’Ancone, autant de charbon debois iegers , tels que le saule ou le bois d’aune, ou le coudrier,ou le rlmmnus, ( st un & stautre mis en poudre séparément dansdes moulins faits exprès, ) & de sept parties de salpêtre bienièc , soit de celui de France ou de celui des indes. C’est de cesjustes proportions de matières & de leur pureté , que dépen-dent les degrés de bonté de la poudre à canon que M. Waiíeriusnomme prxparatum sulphureum , suIphure, nitro , & carbonibusnúxtum. On doit faire attention que toutes les parties de ce mé-lange mises en pâte soient également triturées & grainesees,&us quoi la poudre ne prodairoit que des coups avortes L