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Tome second.
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L86 Nouvelle Exposition

calcaire, ou avec une pierre tendre, alumineusejlil est néanmoins auffi doux au toucher que ial

tre cornues j lesquelles contiennent aíìez de matière pour pro-duire quatre à six cent livres de fleur de soufre ; & comme la su-blimation s’opere en íìx heures de teœs on environ, son peutdans le même jour foire deux opérations semblables : auffi cha- Ique soufrier ou fabriquant de soufre n’est nullement en peinede íoaruir tous les jours, avec un ìomtieau semblable, dix quin-taux de fleurs de loutre ; avantage singulier que ne produisentpas les aíudeìs dont on íè fort dans nos laboratoires ; on ne re-jette point encore les résidus ou caput mortuum de Ces sublima-dons ; quand on en a une bonne quantité, on les fait fondrede la même maniéré , ou à-peu-près, que nous avons décrite pourla seconde purification du soufre par ce moyen l’on obtientun. foutre opaque, verdâtre, grise tre, doux au toucher, à fasuperficie, comme de la glaise, poreux & jbriliant intérieurement,ssenflammant difficilement, rendant une flamme bleue dsimeodeur acide , piquante , désagréable, & auffi incommode à hpour me que routes les autres sortes de soufre : c’ell le soufrécabalin que l'on appelle improprement dans les boutiques sou-fre vif. Le détail de cette opération est d’après les fabriques deî'oníre que l’on voie à Marseille. Le procédé pour retirer le sou-fre des pyrites sulfureuses, est un peu diffèrent : on fait unchoix des pyrites les plus pauvres en métal, mais très-abon-dantes en soufre ; celles qui font d’un jaune pâle , & qui don-nent facilement, & le plus abondamment, des étincelles avecle briquet, on les écrase, on les met ensuite dans des cucur-bites de terre, dont l’arrangement eít â-peu-près conforme à laméchanique usitée à la Solfataracomme nous í’uvons dit ci-des-fris ; on met beaucoupd’eau dans les récipiens, afin que le soufre s’ycoagule prompeementton se sert, pour mouler cette sorte de íouíre,de lingotieres de ter que l’on a préalablement graissées d’huile delin ou de colíà. Mais nous n’avons rien de-plus instructif furcette derniere opération , que ce qu’on lit dans YHistoire despyrites de Henckez. L’on travaille auffi en Hollande â la fontedu soufre,- íoir qu’on y mélange celuid’Italie avec celui qu’onretire des pyrites , ou que les ouvriers de ce pays ayent un tourde main particulier, leur soufre est toujours pins jaune, & a unœil plus beau que celui de Marseille 5 on en raffine quelquefois âVeniíes il est encore plus pâle que celui de Marseille; mais ilrend davantage d’esprit acide que les autres soufres ; les caba-retiers ì’empîoient le plus ordinairement pour soufrer les ton-neaux de vin. qui doivent être Jong-rems exposes íùr nier, afinque la couleur de cette liqueur ne s’alcere point, &c. Le íouíresert aux bonnetiers, aux gaziers, &c. pour blanchir les étoilesde laine & de soie, les draps, ks couvertures & autres étof-fes semblables.

Le soufre , & en général les substances fossiles inflam-mables exhalent dans leur ustíon des vapeurs fùítoquan-tes & mortelles à toutes les eípeces d’animaux , mêmeaux , hommes s il est cependant regardé comme un antidote