Band 
Tome premier.
Seite
110
JPEG-Download
 

ï lo

PU tout ; que cela sentait Y hérésie et était conforme àl’opinion des saducécns et des épicuriens. ( Voila de plai-sons hérétiques, dit M. Née dans la yic de Dolct. Paris ,1779, i'n-8, et 26 exemplaires in- 4.) On regarde cette accu-sation comme un des motifs de la condamnation de Dolet,NI. Née pense que la véritable cause est plutôt dans laliaine que lui portaient des ecclésiastiques qu’il avait outra-gés, et qu’il avait blessés. « Eu découvrant le pernicieuxdessein que les docteurs de Sorbonne avaient conçu de dé-truire en France l’art de l’impritnei;e , qui y avait étéintroduit par deux de leurs plus célèbres confrères ; enmolestant par des épigrammes sanglantes les moines etles dévots importuns ; en sc raillant enfin , dans une éditionde Rabelais , de la société de Sorbonne , par des sobriquets,j ridai cens donnes à ses membres, etc .Il n’en fallait pasdavantage pour faire poursuivre Dolct avec acharnement.M. Née dit qu’il lançait des épigrammes contre les moines 1j’en trouve une assez, forte, dans Vogt, adressée par Dolet

Ad JSicolnum Fahricium Valesiim

PE CUCULEATIS.

Incurvicervicum cucullatorum habetGrex ii subinde in ore , se esse mortuuntMundo ; tamen edit eximie pccus, bibitNon pessime , stertit sepultum crapula ,

Operam veneri dat , et voluptatum asseelaEst omnium. Idne est mortuum esse mundo ?

Aliter interpretare. Mortui sunt HerculeMundo cucullati , quod iners terræ sunt omis ,

Ad rem utiles nullan» , nisi ad scelus et vitium.

On avouera que ces injures grossières annoncent uneanimosité qui sans doute est condamnable , mais qui cepen-dant ne méritait pas le dernier supplice. Cette épigramme