à Voilai re cette oeuvre diabolique ; mais elle est d’un nomméDula urent, moine apostat, né dans l’Artois , et qui s’estréfugié en Hollande où il a composé plusieurs ouvragesdu même genre que celui dont nous parlons, et qui sonttous plus dangereux les uns que le» autres. Veut-on avoirune idée du style et de [‘orthodoxie de cet auteur effronté ,qu’on prenne au hasard quelques définitions de ce Diction-naire détestable. « Adam. C’est le premier homme; Dieiïen fit un grand nigaud , qui , pour complaire à sa femme,eut la bêtise de mordre dans une pomme que ses des-eendans n'ont point encore pu digérer, «Quelle délicatessedans les expressions de cet auteur !■ Mais suivons - le.* Anes. Animaux à longues oreilles , qui sont patiens etmalins : ils sont les vrais modèles des chrétiens , qui doivent*c laisser bâter et porter la croix comme eux. Jésus monta*ur un âne ; action par laquelle il a voulu annoncer queses prêtres auraient le droit de monter et de bâter les chré-tiens et les chrétiennes jusqu a la consommation des siècles.»1! faut un peu de courage pour raprporter de pareilles cita-tions ; ce ne sont cependant pas les plus fortes du livre.J’cn présente encore une ou deux, pour prouver jusqu’»quel degré certains écrivains out poussé fa licence. <c Capu-cin'. C’est un bouc à deux pieds chargé de crasse, d’igno-rance et de poux, qui chante du nez dans son couvent,et qui se montre dans les rues pour édifier les bonnesfemmes et faire peur aux petits enfans. Enfer. C’est lefoyer de la cuisine qui fait bouillir en ce monde la marmitesacerdotale : il fut fondé en faveur des prêtres ; c’est pourqu'ils fassent bonne chère que le Père - éternel , qui esCleur premier cuisinier , met en broche ceux de ses enfansqui n’auront point pour leurs leçons la deférenre qui leur escdue. OfE. On appelle de certains contes des contes de majnère l’oie. Les contes que l'église nou-s conte, sont des contes
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