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Tome premier.
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trüduit d'italien en français , par G. C. ( Gabriel Chapuis ),Lyon , Jean Béraud , 1 5 yg , in- 16. On dit que Nicolo Franco écrivait avec beaucoup de délicatesse en vers et en prose:ton imagination était fécondé en saillies. Il se déchaînacontre le pape Paul III, contre tous les Farnèses , controles pères du concile de Trente et contre Charles-Quint ,11 fut l’ami, puis le rival de l’Arétin ; il censura, commolui , les vivans et les morts ; mais il fut moins heureux.On assure cependant qu’avec son penchant à la satyre , ilavait d’excellentes qualités , et qu’il ne fut jamais calomnia-teur. « Son crime , dit l’auteur de l 'Année littéraire de1778, fut celui d’une ame altière que tourmente le spec-tacle du vice heureux , qui ne sait point dévorer les injureset les repousse par des vérités dures et hardies. Placez Ni»colo Franco dans un autre siècle et sous un autre gouver-nement, il ne sera qu’un écrivain libre et courageux, LosAthéniens l’auraient applaudi comme ils applaudissaientAristophane , On le louerait aujourd’hui de s’étre armé dufouet de la satyre contre les méchans et les sots, biais ilne sentit pas que la différence des temps et des moeurscorrompt assez souvent le jugement de la postérité , ettoujours celui des contemporains. Chez une nation frivoleet abâtardie , au milieu d’une foule de monsignars , plusvains de leur mollesse, que les Sèipions ne l’étaient de leursexploits , il osa faire entendre une voix républicaine ; songénie, plus sévère que les lois et l’opinion dominante ,combattit des abus , flétrit des vices qu’elles avaient respectésou anoblis. L’ardeur de se montrer, et je ne sais quclloaudace naturelle lui firent illusion. Telle fut la source doses malheurs , de ses fautes et de sa déplorable réputation, wOn a publié, en 1777, la Vie de Nicolo Franco , ou letDangers de la Satyre , Paris , Debure, in- 13. Cet auteur,outre ses Dialogues , a fait plusieurs Sonnets sur l’Arétin >