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Chauveau, le célèbre graveur, avait Tait un joli dessindemandé par Hélot, sans savoir que ce dessin était destinéà être rais en tète du livre en question. Il n’en fut pasmoins inquiété ; mais comme il ignorait l’usage que l'onvoulait faire tle son dessin , il eu fut quitte pour voir casserla planche qu’il avait gravée , avec défense de récidiver.On a réimprimé ce mauvais livre en Hollande; mais il s’eufaut beaucoup que l’estampe qui est en tète de celte réim-pression soit aussi correcte que celle de Chauveau. Peu depersonnes ont des épreuves de celle qui fut brûlée à Paris avec le livre.
HELVÉTIUS. De l’Esp rit (par Helvétius). Paris ,Durand, ij58, i r vel. z/z- 4 .
Cet ôuvrage fit beaucoup de bruit lorsqu'il parut , etcausa du désagrément et des persécutions à son auteur et àM.Texier, son censeur. Plus les philosophes le prônèrent,plus les théologiens firent d’efforts pour faire proscrire et lelivre et l’auteur. La Sorbonne s’apprêtait à le foudroyer deses censures , lorsque Helvétius , par égard et par amitiépour son censeur, signa une rétractation : cela ne désarmapoint ses ennemis ; on continua à l’accuser ; les haines etle désjr de la vengeance ne furent assouvis qu'apres qu’uuarrêt du conseil eut supprimé le livre Je tEsprit, « commebornant les facultés de 1 homme à la sensibilité physique ,et comme encourageant au vice , en donnant des motifstrop peu nobles à la vertu. » Il est vrai que l'auteur poseen principe dans cet ouvrage , que « l’intérêt personnelest l’unique et universel appréciateur du mérite des actionsdes hommes; et que la probité, par rapport à un particu-lier, n'est que l'habitude des actions personnelles utiles àce particulier. » Ainsi, l’intérêt personnel esL donc f unique