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Tome premier.
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caractère que même aujourd'hui Von nous fait adorer : leDieu des chrétiens , comme ceux des grecs et des romains ,nous punit en ce monde , et nous punira daps Vautre , desfautes dont la nature qu'il nous a donnée nous a rendususceptibles ; semblable à un monarque enivré de son pou-voir , il fait parade de sa puissance . Et la théologie

nous montre , dans tous les âges , les mortels punis pourdes fautes inévitables et nécessaires , et comme les jouetsinfortunés d'un Dieu tyrannique et méchant.

u II paraît , ajoute»t-il, qu’un Dieu raisonnable ne con-viendrait pas aux intérêts des prêtres ; aussi scs ministresfournissent aux scélérats les moyens de parvenir à la féli-cité éternelle ; et t dans le fait , la religion accorde le cielaux médians. . . Elle y place les plus inutiles et les plusméchans des hommes,

« Tels sont , dit cet auteur, Tiloyse , Samuel , David ,chez les juifs ; Mahomet chez les musulmans ; chez leschrétiens Constantin , Saint Cyrille , Saint Athanase , SaintDominique , et tant d'autres brigands religieux , et zéléspersécuteurs que l'église révère : an peut encore leur joindreles croisés , les ligueurs , etc.

« Les opinions religieuses mettent les hommes perpé*lucllement en dispute : ils se haïssent et se persécutent ,et croient souvent bien faire en commettant des çiimcspour soutenir leurs opinions. C'est ainsi que la religionenivre les hommes , dès l'enfance , de vanité, de fanatismeet de fureur , s’ils ont une imagination échauffée ; si , aucontraire , ils sont fegmaliques et lâches , elle en fait deshommes inutiles à la société ; s'ils ont de l'activité, elle enfait des frénétiques , souvent aussi cruels pour eux-mêmesqu‘incommodes pour les autres.

* Non-seulement la religion est le principe des malheur*de l’humanité, mais encore elle a rendu les ministres des