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l’avoir fait passer devant le palais épiscopal pour voir brOlerses livres, ils le conduisirent au lieu du supplice. Après l’exé-cution , ses cendres turent soigneusement ramassées, et on lesjeta dans le Rhin . Cette exécution eut lieu en T.fi 5 . Ellen’éteignit ni les erreurs de J. Huss ni l'enthousiasme de sessectateurs; au contraire ,pour venger la mort de leur chef,ils remplirent la Bohème de sang et de carnage: ils étaientau nombre de 40,000; tous les prêtres qu'ils rencontraientpayaient de leur tête la rigueur du magistrat de Constance.Jean Huss avait été recteur de l’uuiversité de Prague etconfesseur de Sophie de Bavière épouse de Venceslas,roi de Bohême. Il partagea la plupart des erreurs de Viclcf,ou plutôt il y tiouva la source des siennes. Je ne les rap-pellerai pas ici, parce qu’elles m’entraineraient trop loin ;d’ailleurs , on les trouve dans une infinité d’auteurs.
H U TT EN. Epistolæ obscurorum virorum adDominum MagistrumOrtuinumgratium. (Attri-buées à Ulric de Hutten , à Reuchlin , à Cro,tus, etc.) i5if> et 1517, 2 parties , in^,
Léon X a condamné ce livre le iS .mars 1617 , parcequ’il préparait, dit-on , les esprits aux nouveautés du luthé-riânisme. C’est une plaisanterie fort ingénieuse attribuée,par les uns, à Reuchlin , parce qu’il, axait eu de fortesdisputes avec les dominicain^ ; et par lqs autres, à Ulricde Hutten. J’ai lu quelque part que Jean Crotus , ami deLuther ( et surnommé Rubianus par Camérarius ), est auteur«lu premier volume de ces t Lettres , qui parut en i 5 i 6 ,iVï-4. Ce Jean Crotus était ami de Ulric de Hutten quilui dédia son poème du Nenio , imprimé en iôiç, 1^-4.Ils ont bien pu y travailler en commun. Quoi qu’il eu soit,ces Lettres sont très-plaisantes : on y tourne eu ridicule le
»