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lettre au pape le 18 mars 1 654 , dans laquelle ils marquaient« qu’un petit nombre d ecclésiastiques rabaissaient honteu-cernent la majesté du décret apostolique , comme s'il n’a-vait terminé que des controverses inventées à plaisir ; qu’ilsfaisaient bien profession de condamner les cinq proposi-tions, mais en un autre sens que celui de Jansénius ;qu’ils prétendaient, par cet artifice, se laisser un champouvert pour y rétablir les mêmes disputes qu’afin de pré-venir ces inconvénicns , les évêques soussignés , assem-blés à Paris , avaient déclaré , par une lettre circulaire ,jointe à celle qu’ils écrivaient au pape , que ces cinq pro-positions sont de Jansénius ; que sa sainteté les avaitcondamnées en termes exprès et très - clairs au sens deJansénius , et que l’on pourrait poursuivre comme héré-tiques ceux qui les soutiendrait. » — Innocent X réponditpar un bref du 2 g septembre, dans lequel il déclara que,dans les cinq propositions de Corneille Jansénius , il avaitcondamné la doctrine contenue dans son livre. AlexandreVU confirma la décision d’ Innocent X par une bulle du16 octobre t656. Il y déclare que les cinq propositions sonttirées du livre de Jansénius , et quelles ont été condamnéesdans le sens de cet auteur. Ce pape agissait de concertavec le plus grand nombre des éveques de France . Cesévêques , non contens d’un formulaire qu’ils avaient déjàfait, en dressèrent un second En voici les termes : Je con-damne , de cœur et de bouche , la doctrine des cinq propo-sitions contenues dans le livre de Corneille Jansénius ,laquelle doctrine n’est point celle de Saint Augustin , queJansénius a mal expliquée. Cette formule fit une foule derebelles , et encore plus d’hypocrites. Ou exigea la signaturede tous ceux qui prétendaient aux ordres et aux bénéfices.Le mépris des gens sages, le ridicule répandu par les beaux-esprits sur les fanatiques des deux partis , ont éteint ces