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drame de Mêlante , parce qu’il y a mis en scène des per-sot nages religieux , tels qu’un curé , une jeune novice , etc.Il a ordonné, par son testament, que cette pièce ne fûtplus jouée. Tant de journaux et de biographes ont parlédes nombreux ouvrages et de la conversion de Laharpe ,que je me crois dispensé de répéter ici ce qu’ils en ont dit.Cependant je crois pouvoir citer ici un fragment de son» Apologie de la Religion , ouvrage qu’il n’a pu achever eti que l’on doit regretter. Après avoir parlé de l’importanced’un travail de cette nature, il dit : « Les hommes peuventine demander comment, occupé depuis si long temps d’é-tudes si differentes , et, pour dire encore plus , si opposées ,je puis me flatter sitôt d’en avoir assez appris pour ensei-gner aux autres ce qu'à peine puis-je encore savoir bienmoi-même ; comment j’ai la confiance, après tant de voixreligieuses et venerables , de faire entendre une voix pro»fane. Que dis-je , bêlas! de monter dans la chaire de vérité ,après avoir été assis dans celle du mensonge et du blasphème.On peut me demander ce que je crois pouvoir ajouter,*une évidence de dix-huit siècles ; et si une religion , ensei-gner depuis ce temps par tant d'illustres maitres , peutencore avoir besoin de la plume d'un cathécuraène sirécemment réconcilié? pourquoi j’ose approcher une mainsi novice à l’appui de l’arche du Seigneur, oubliant que,quand elle fut tombée aux mains des Philistins, il ne seservit pas, pour l'en tirer , de celle des Israélites , qu’il châ-tiait encore, et força ses propres ennemis à la renvoyer chezson peuple ? C’est à ces questions , toutes naturelles , queje crois devoir répondre, et nullement à ceux qui m’ontfait un si étrange reproche d’étre revenu, dans l’âge de lamaturité et des réflexions, à la foi que j’avais si follementabjurée dans les égaremens de la jeunesse et dans les vani-tés du monde. C’est peut-être la première fois que le repentit