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Tome premier.
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'de la décence , du respect dû aux personnes revêtues d'uncaractère public. Il est rempli de sarcasmes amers » de plai-santeries indécentes, de méchancetés grossières , d'injuresmeme les plus graves. Tels sont les termes de M. Seguier,On voit par là que M. d’Eprémesnil est tourné en ridiculedans ce Mémoire , et qu’il y est on ne peut pas plus mal*traité. Le fond de cet écrit a rapport à l’affaire de Lallipère , qui a été condamné à avoir la tête tranchée le 6 mai1766 (1). M. Laili-Tolendal avait obtenu , le ai avril 1777 ,un arrêt du conseil pour la révision du procès de son père.En vertu de cet arrêt , le conseil , sur le rapport de M.Lambert, maitre des requêtes et conseiller d’état, et aprèstrente-deux séances des commissaires , cassa , le 25 mai 1778 ,l'arrêt du parlement prononcé contre M. Lalli père. Lefond de l'affaire fut renvoyé au parlement de Dijon ; et l’onvoit dans le Mémoire que nous citons, que M. Lalli-To-lendal y va poursuivre avec chaleur la justification de sonpère ; mais il n’y réussit pas ; car le parlement de Dijon ,au lieu de réhabiliter la mémoire du comte de Lalli père,confirma, le 23 août 1783, le jugement du parlement deParis ; mais , par la suite, cette réhabilitation eut lieu, Tho-mas-Arthur , comte de Lalli, a été décapité en 1766, àsoixante-huit ans. Trophime-Gerard de Lalli-Tolendal a étél’un des membres distingués de l’assemblée constituante :

(1) L’arrêt qui l’a condamné a porté suppression des Mémoires qu’ilavait publiés pour sa défense, et dans lesquels il accusait M. Duval deLeyrit, gouverneur de Pondichéry , et le conseil supérieur de la ville,d’avoir été cause de la reddition de cette ville aux anglais . M. de Leyritétait mort en 1764 avec la réputation d’un brave homme. M. Déprémesnil ,son neveu , a voulu venger sa mémoire contre M. de Lalli-Tolendal : telleest la cause de l’écrit dont il est question dans cet article. L’arrêt duparlement de Dijon, quia confirmé celui de Paris , ainsi que je le displus bas , l’a également confirmé dans ce qui regarde M. de Leyrit.