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on donna te nom de mnsée. Une société de savans s’yoccupait à des recherches de philosophie et à perfectionnertoutes les sciences ; ce qui avait beaucoup de rapport auxacadémies modernes.
La bibliothèque en question commença à se former dansle musée qui était d’abord dans le quartier de la ville nomméBruchion , près le palais du roi. Elle y attirait beaucoupde inonde ; mais quand elle fut tellement augmentée qu’ony comptait déjà quatre cent mille volumes, on fut obligéde recommencer une nouvelle bibliothèque qu’on plaça dansle Sérapeon , et on la composa de tous les nouveaux ou-vrages qui survenaient. Ce Sérapeon était un temple fameuxdédié à Sérapis , et construit dans l’endroit du faubourgRbacotis , où l'on avait élevé la statue de cette idole quePtolémée avait fait venir de Sinope. Ce temple, au rapportd’Ammien Marcellin , surpassait en beauté et en magnifi-cence tous les temples du monde, excepté le Capitole deRome . Cette dernière bibliothèque du Sérapeon était donccomme un supplément de la première ; aussi voit-on qu'onl'appelait sa fille ; et , avec le temps , il se trouva danscette dernière jusqu’à trois cent mille volumes; ce qui for-mait , pour les deux , le nombre de sept cent mille volumes ,que les anciens donnent à la bibliothèque des Ptolemées àAlexandrie .
Revenons à l’origine de cette collection. Demetrius tra-vailla avec tant d’activité à sa foi malion , qu après avoirfait rechercher à grands frais des livres chez toutes les na-tions, il en porta la collection jusqu à cinquante quatre