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Tome premier.
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rendit une ordonnance par laquelle il proscrivit tous le»livres hérétiques , et défendit, sous peine de mort, de lireles Œuvres de Luther et des autres hérésiarques. Je ne saispas au juste la date de cette ordonnance.

Vers le milieu du 16.' siècle, les protestans et leurs livresfurent proscrits de la manière la plus barbare, par MarieI. ie « reine d’Angleterre. Voici comment le Dictionnaire his-torique en parle, d’après l'abbé Pluquet. « La nouvelle reineétait attachée à la religion romaine : pour la faire triom-pher , elle épousa, en 1 55 4, Philippe II, fils de Charles -Quint . Ces deux époux travaillèrent à ce grand ouvrageavec toute la hauteur, toute la dureté, toute l'inflexibilitéde leur caractère. Le parlement entra dans leurs vues. Ilavait poursuivi sous Henri VIII les protestans , dit Vol-taire ; il les encouragea sous Edouard VI ; il les brûla sousJWarie. Sur l’avis que l’on eut que l'Angleterre était plein»de livres hérétiques et séditieux , la reine , dit M. Pluquet ,donna un édit, qui portait que, quiconque aurait de ceslivres, et ne les brûlerait au plutôt sans les lire , sans lesmontrer à personne, serait estimé rebelle et exécuté sur-le-champ, selon le droit de la guerre. Elle fit défendre ensuit»de parler aux protestans qu’on conduisait au supplice, d®prier Dieu pour eux , et même de dire Dieu les bénisse,v Plus de deux cents protestans, ajoute M. l’abbé Pluquet ,périrent dans les flammes ; plus de soixante moururent enprison , beaucoup sortirent d’Angleterre, et un plus grandnombre dissimula ses sentimens pour conserver sa libertéet sa fortune. Ces derniers éprouvèrent les plus cruelsremords , et conçurent une haine mortelle contre les catho-liques qui les avaient réduits à ces extrémités. * La cruautéfut extrême, lorsque les hérétiques furent livrés à des jugesou sévères ou prévenus. Une femme grosse accoucha dansle bûcher même j quelques citoyens , touchés de pitié t

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