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Tome premier.
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évènemens du régné de Louis XV , de la révolution arri-vée dans la magistrature, etc.

MANDEVILLE . The fable ot the Bees or pri-vate vices publirk benefits, etc. ( par Bernardde Mandeville ). London , \ r j 25 , in 8. —Thefable of the Bees, part. il. London , b^ RobertTVarwick , 1729, in- 8.

Ce livre a été condamné aux flammes, comme renfermantbeaucoup de principes pernicieux. L’auteur prétend que lesVices des particuliers tournent, ainsi que le luxe, au bienet à l’avantage de la société. Les crimes, selon lui , sontutiles , en ce qu'ils servent à établir une bonne législationsCe livre, réimprimé en 17.32, a été traduit en français .Cette version a paru à Londres en 1740,4 vol. i«-8. Du»laurent a , dans son Arétin moderne , un chapitre sur Vuti-lue des vices. Voici comment cet auteur effronté , qui aimité Mandeville , a traité cette matière. Je me garderaibien de citer le chapitre en entier ; le style et les principesde cet écrivain sont trop dégoûtans, pour qu’on ait le cou-rage de prolonger la citation. Dulaurent prend d’abordpour épigraphe : « Le mal est nécessaire au bonheur desflumains. » Ensuite il dit : « Les vices ont été plus utilesà la société que les vertus. Cette proposition n’est point unparadoxe : elle peut épouvanter les oreilles des docteurs ,des casuistcs et des moines; je n’écris point pour les sots.Le Créateur, qui avait donné une petite étincelle de saliberté à l’homme, savait que l’homme était défectueux oudevait le devenir : le Créateur savait tout. Les défauts dola ligure de boue devaient entrer dans l’harmonie de laboue de l’uuiyers. La nature, qui ne fait rien en vain, cnt